حوار أنس جابر مع الموقع الرسمي.. تونس قادرة على انجاب أبطال

غاوي سينما

عضو فعال
إنضم
8 مارس 2008
المشاركات
495
مستوى التفاعل
678
هذا الحوار أجراه موقع رولان قاروس مع التونسية أنس جابر المترشحة لفاينل الوسطيات برولان قاروس وهي اول عربية تترشح لنهائي إححدى الدورات الكبرى مع العلم ان التونسي بلخوجة كان اول عربي يفوز بنهائي الشباب سنة 1956 في نفس الدورة
انجاز كبير حقيقة والجميل اننا سنشاهد انس على شاشة الجزيرة يوم الاحد انطلاقا من الساعة الحادية عشر صباحا




Portrait d'une ambitieuse qui entend bien écrire l'histoire de son pays.

Chez Ons Jabeur, l'ambition, comme le talent, n'attend pas le nombre des années. Pour son troisième Grand Chelem chez les Juniors, la Tunisienne dit n'avoir "peur de personne. Je suis venue là pour gagner." A 15 ans et demi (elle est née en août 1994), la pensionnaire du Lycée Sportif de Tunis, vainqueur depuis le début du tournoi de deux Françaises (Caroline Garcia et Morgane Pons), sait où elle veut aller. Loin. Elle est d'ores et déjà en finale, d'ailleurs, après sa victoire face à la Russe Irina Khromacheva, 6/3, 6/2.

"Je veux être la première Tunisienne à devenir n°1 mondiale chez les juniors puis chez les seniors. Et à gagner un Grand Chelem." Tout un programme qui en dit long sur l'appétit de celle qui, le ton affirmatif, a conscience que "pour réussir il faut tout donner."

Lauréate des Petits Ducs à Dijon en 2008 et double championne d'Afrique des moins de 16 ans, Ons, soutenue à Paris par son frère Hatem, est une précoce. "J'ai commencé le tennis à trois ans. Après avoir également fait de la natation en parallèle pendant deux ans, j'ai vite décidé de ne faire que ça", nous confie l'adolescente de Souss, partie dans la capitale tunisienne à 13 ans pour entamer un cycle de sport-études.

Départ à 13 ans

"Cette décision d'aller à Tunis et de m'éloigner de ma famille, c'était pour moi le premier sacrifice pour réussir une carrière. Car j'espère intégrer le circuit WTA avant mes 18 ans", explique la récente gagnante du tournoi ITF 10 000 dollars d'Antalya. Couvée par la fédération tunisienne, la protégée dispose de ses terrains d'entraînement et sa salle de gym six jour sur sept, "deux fois par jour car c'est à côté du lycée" détaille-t-elle.

Soutenue également financièrement par les autorités fédérales, qui payent ses frais de déplacement, "mais surtout par sa mère" nous souffle Hatem, celle qui assure sans aucun gène "s'ennuyer à regarder du tennis féminin" a très vite affirmé ses rêves. Son frère aîné nous conte une anecdote: "Nous étions à Djerba et après un tournoi, les quatre demi-finalistes étaient invitées à s'exprimer au micro. Ons, sans hésiter une seconde, a fait rire tout le monde en disant qu'elle voulait gagner Roland-Garros."

Une star au pays

Au pays, plus personne ne rigole désormais. Ons a déjà reçu les honneurs de passages à la télévision. "Je veux montrer aux gens que la Tunisie peut produire des champions", lance la jeune star, centre d'attention tennistique d'un pays où la balle jaune est dans l'ombre envahissante du football.

"Le problème de la Tunisie comme partout en Afrique est surtout structurel, les infrastructures sont très loin d'offrir les mêmes conditions d'entraînement qu'en Europe", précise Hatem. Selima Sfar, 75e mondiale en 2001 et estampillée "référence" au pays, s'est d'ailleurs exilée dès l'âge de 13 ans, en France. Elle continue de briller avec son club du Lagardère Paris Racing, en interclubs.

Bien sûr, Jabeur connaît le stress de la compétition. Ce fut le cas l'an passé à l'US Open, où pour ses débuts en Grand Chelem elle avoue avoir été, "noyée par le trac". Mais selon Hatem, "sa victoire aux Petits Ducs a été un révélateur, depuis elle sait vraiment ce qu'elle veut. On est vraiment fier d'elle".

Quand elle entend son frère dire ça, Ons rougit, gênée. Elle va devoir s'habituer à recevoir des compliments
 
أعلى