Un récepteur au glutamate, cible dans la maladie d’Alzheimer

Antoine Triller et coll.* (INSERM U1024, CNRS/ENS, Paris) ont utilisé une méthode dérivée des nanotechnologies qui permet de suivre les molécules une à une. En travaillantin vitro sur des neurones d’hippocampe de souris, ils montrent que des agrégats d’oligomères bêta-amyloïdes se collent à la surface des neurones et qu’ils se déplacent accrochés à des récepteursau glutamate « mGluR5 », qui, eux-mêmes, se déplacent. Progressivement, ils forment des agrégats directement toxiques pour les synapses, produisant une signalisation parasite.

« Les troubles cognitifs du début de la maladie d’Alzheimer sont dus plus à un dysfonctionnement au niveau des synapses qu’à la mort des neurones, qui est un phénomène tardif dans le cours de la maladie », expliquent les chercheurs.

La maladie, comme d’autres maladies neurodégénératives, est maintenant considérée au niveau moléculaire comme une « synaptopathie ».

La découverte peut avoir des conséquences importantes en matière de recherche thérapeutique, car ils montrent aussi que l’ajout d’un antagoniste du récepteur mGluR5 abolit l’effet délétère de cette activation sur les synapses.

Des antagonistes du récepteur sont actuellement en cours de développement.
 
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