Le Nobel de médecine à trois spécialistes des cellules souches

الموضوع في 'الدروس الصحية' بواسطة cortex, بتاريخ ‏8 أكتوبر 2007.

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      08-10-2007 21:49
    Un Britannique et deux Américains ont remporté lundi le Nobel de médecine. Leurs recherches sur les cellules souches ouvrent de grandes perspectives thérapeutiques.

    D'une pierre, deux coups: le Prix Nobel de médecine, annoncé hier à Stockholm, récompense des travaux qui ont ouvert deux champs de recherche d’une immense importance pour la connaissance des mécanismes du vivant et pour le développement de thérapeutiques. Les lauréats sont d’une part le Britannique Martin Evans (66 ans), d’autre part les Américains Mario Capecchi (70 ans) et Oliver Smithies (82 ans).
    Le premier a littéralement fait naître un domaine scientifique, objet aujourd’hui d’une formidable ébullition et d’intenses débats éthiques: la recherche sur les cellules souches embryonnaires (CES). Source de tous les tissus de l’organisme, ces cellules qui tapissent l’intérieur du tout jeune embryon sont considérées comme la clé d’une future médecine régénérative fondée sur des greffes cellulaires.

    Travaillant sur la souris, Evans a réussi, au début des années 80, à isoler et mettre en culture des cellules de l’embryon de souris qui avaient pour particularité d’être capable à la fois de se renouveller à l’infini (rester une source de cellules «universelles») et de se différencier en divers types cellulaires de l’organisme: ce faisant, il démontrait l’existence des cellules souches embryonnaires.

    Cette découverte a ouvert la voie à l’étude de la différenciation cellulaire, et à la recherche de cellules douées du même potentiel dans l’embryon d’un autre mammifère: l’homme. Cette quête s’est achevée en 1998 quand l’Américain Thomson annoncait enfin avoir obtenu la première lignée de cellules souches embryonnaires humaines.

    Depuis lors, des centaines d’équipes dans le monde étudient ces étranges cellules. Ils tentent de comprendre, chez la souris et l’homme, quels signaux biologiques les poussent à générer ici de la peau, là des neurones, ailleurs du muscle... et travaillent à les domestiquer pour qu’elles produisent à la demande des tissus à usages thérapeutiques. Ces recherches ont été largement entravées, dans de nombreux pays -dont la France- par les oppositions éthiques à l’utilisation des embryons humains à des fins scientifiques.

    La semaine dernière, une équipe française annonçait ainsi, presque dix ans après Thomson, l’obtention d’une première lignée de cellules embryonnaires souches humaines. Le champs ouvert par Evans bourgeonne. Nul doute qu’il sera encore dopé par le soutien qu’a choisi de lui accorder le prestigieux jury du Nobel.

    Mais il est un second horizon que les découvertes d’Evans, combinées à celles de Mario Capecchi et Oliver Smithies, ont ouvert à la science. Utilisant les cellules souches embryonnaires de souris isolées par le Britannique, les deux Américains ont mis au point une technique permettant de créer des souris transgéniques «sur mesure». Cette technique dite du KO (knock out) permet de détruire un gène particulier dans le génome des cellules souches de l’embryon de souris, telle une attaque ciblée réalisée «dans l’œuf», et de révéler, par défaut, son rôle dans le développement de l’animal.

    Dès lors, il a été possible de produire des souris présentant chacune un défaut génétique particulier, bien identifié, et d’étudier leur physiologie, voire leur pathologie. Ainsi sont nés une dizaine de milliers de rongeurs dépourvus du gène qui fait défaut chez les personnes atteintes de mucoviscidose, ou de gènes protégeant de divers cancers, de troubles neurodégnératifs...: ces animaux précieux constituent des modèles pour l’étude de diverses maladies humaines et pour l’essai de molécules susceptibles de les traiter.

    Plusieurs programmes internationaux en cours visent à créer une «banque» de lignées de souris dont chacune aura «perdu» un gène par cette technique. L'institut clinique de la souris, laboratoire dédié à la fabrication et l’étude des mutants de souris «KO», à Strasbourg, est l’un des plus en pointe. «Ainsi combinées, les recherches d’Evans, de Capecchi et Smithies ont ouvert une voie royale pour la connaissance du génome», estime Yann Hérault, directeur du laboratoire du CNRS à Orléans qui est notamment en charge de «l’archivage» de ces souris mutantes.

    Grâce à cette technique de manipulation génétique, les chercheurs peuvent aller de découvertes... en surprises. Découvrir par exemple, que l’apparition d’une pathologie peut dépendre non pas de l’absence d’un gène, mais de la réduction du nombre de ses copies dans le patrimoine génétique. Une subtilité vertigineuse.
     

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