l’expansion du virus du sida dans les pays arabes

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏28 جويلية 2008.

  1. cortex

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      28-07-2008 21:05
    C’est un appel à agir rapidement pour contrer l’expansion du virus du sida dans les pays arabes « avant qu’il ne soit trop tard » qu’a lancé Khadija Moalla, directrice du Programme régional du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) sur le VIH-sida pour la région, en visite récemment au Liban dans le cadre d’un atelier de travail organisé à l’intention de journalistes.
    Dans une interview accordée à « L’Orient-Le Jour », Mme Moalla a également appelé à œuvrer pour limiter la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le sida et promouvoir leurs droits.

    C’est un appel à agir rapidement pour contrer l’expansion du virus du sida dans les pays arabes « avant qu’il ne soit trop tard » qu’a lancé Khadija Moalla, directrice du Programme régional du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) sur le VIH-sida pour la région, en visite récemment au Liban dans le cadre d’un atelier de travail organisé à l’intention de journalistes. Dans une interview accordée à « L’Orient-Le Jour », Mme Moalla a également appelé à œuvrer pour limiter la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le sida et promouvoir leurs droits.
    La prévalence du sida dans les pays arabes est faible avec des chiffres qui varient entre 200 000 et 1,5 million, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des chiffres qui doivent toutefois être confirmés par des enquêtes et des études claires, qui permettront de « connaître la réalité » concernant la propagation de ce fléau notamment au sein des groupes à haut risque et des groupes vulnérables. « Nous savons qu’il y a une augmentation de l’usage de la drogue dans la région arabe, ainsi qu’une augmentation du commerce du sexe, explique Mme Moalla. Nous avons aussi tous les facteurs structurels (conflits, migration, etc.) qui peuvent avoir une influence et expliquer une augmentation de ce chiffre si l’on ne réagit pas rapidement. Tant que la prévalence est faible, nous avons une chance de pouvoir arrêter la progression du virus. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’en tant que Programme des Nations unies pour le développement, nous considérons le sida comme un problème de développement et non pas comme un problème de santé. Il ne s’agit pas uniquement d’un virus, mais d’un fléau qui a un impact certain sur l’ensemble du développement. »
    Établi il y a six ans, le programme régional du PNUD sur le VIH-sida, basé au Caire, a entamé de nombreuses et diverses activités. Rien que pour l’année en cours, 114 actions ont été planifiées. Ce qui se traduit en pratique par près de deux ateliers de travail par semaine dans chaque pays arabe, « axés sur les demandes de chaque pays, sur les financements que nous recevons et selon le plan d’action de chaque année ».

    Ces activités visent notamment à limiter la discrimination à l’égard des personnes atteintes du sida en faisant la promotion de leurs droits. Pour ce faire, le Programme régional du PNUD sur le VIH-sida travaille beaucoup avec les médias et les dignitaires religieux en collaboration avec les législateurs. « Nous avons déjà préparé un projet de loi de 29 articles rédigé par 70 législateurs, magistrats, activistes dans le monde des droits humains et personnes vivant avec le VIH dans le cadre d’un atelier de travail, souligne Mme Moalla. Nous l’avons proposé à tous les Parlements arabes, mais les réactions ont été différentes et tributaires de la réalité, surtout politique, dans certains des pays arabes. Toutefois, en avril 2007, Djibouti a promulgué une loi pour promouvoir les droits des personnes vivant avec le VIH. Au Yémen, un projet de loi est en train d’être discuté au sein du Parlement. Nous espérons que d’autres pays de la région agiront dans ce sens. Nous travaillons également avec la Ligue arabe pour établir une convention ».

    Ne plus se limiter aux stratégies
    Le travail acharné du Programme régional du PNUD sur le VIH-sida a déjà commencé à porter ses fruits. En décembre 2004, la Déclaration du Caire a été ratifiée par près de 80 responsables religieux chrétiens et musulmans dans les pays arabes. « Cette déclaration est un message de compassion vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH », insiste Mme Moalla. Un an et demi plus tard, en mai 2006, 80 religieuses chrétiennes et musulmanes ont signé à leur tour la Déclaration de Tripoli. Celle-ci pose les principaux points pour protéger la femme et l’enfant du virus du sida.

    « Ces déclarations sont en soi un grand accomplissement dans le monde arabe, remarque-t-elle. Mais ce qui est encore plus important c’est le réseau “chahama” qu’ont créé ces responsables religieux en novembre 2006 pour répondre au sida. Ces derniers sont très actifs et leur travail ne se résume pas aux prêches du vendredi ou aux sermons du dimanche. En effet, un grand nombre d’entre eux sont en contact avec des groupes vulnérables et les aident. Donc c’est le message en pratique de ces dignitaires religieux qui est important ainsi que la mise en œuvre de cette déclaration. »
    Pensez-elle que l’objectif du millénaire visant à limiter l’expansion du sida d’ici à 2015 sera atteint ? « Pour atteindre cet objectif, j’estime que de plus gros efforts doivent encore être déployés, répond Mme Moalla. L’objectif de 2015 serait d’arrêter la progression du virus, ou du moins la ramener à 1 %. Malheureusement, selon les projections de la Banque mondiale, celle-ci sera à 4 % si on ne réagit pas, à l’exception du Djibouti où la progression du sida frôlera les 16 %. C’est un chiffre énorme pour le monde arabe. Si nous voulons réellement arrêter cette épidémie, il faudra redoubler d’efforts, mais surtout agir et ne pas se limiter aux stratégies. Nous avons tous de belles stratégies. Nous avons écrit de très beaux documents. On dépense énormément de temps et d’argent à le faire, mais après personne ne les applique. Il faudrait au contraire agir et travailler au niveau de l’accès aux médicaments. Nous sommes la pire région au monde dans ce cadre. Nous n’assurons le traitement qu’à 5 ou 6 % des personnes qui en ont besoin. Or l’Amérique latine le donne à 65 % de sa population. Je ne vois pas pourquoi cette région serait meilleure que le monde arabe, où les pays riches peuvent par solidarité aider les autres pays, pour que nous puissions assurer l’accès aux médicaments à un plus grand nombre de personnes qui en ont besoin. Je sais que les ministères de la Santé dans les pays arabes sont en train d’assurer gratuitement ces médicaments. Mais le drame, c’est que les gens n’osent pas se faire dépister à cause du stigma. Il va falloir donc créer un environnement favorable aux gens pour qu’ils puissent oser se faire dépister sans risquer pour autant d’être chassés de leur travail ou stigmatisés par leurs familles et leurs proches. »

    Le drame du sida

    Espère-t-on un changement des mentalités après ces ateliers de travail ? « Il est vrai que le monde arabe est l’une des régions où la conscience politique est faible, répond Mme Moalla. Malheureusement, les guerres, les conflits, la pauvreté et plusieurs autres facteurs entrent en jeu et font que le sida n’est pas conçu comme une priorité. C’est là le drame. Le jour où le sida atteindra les proportions d’une crise, on ne pourra plus l’arrêter. Nous espérons qu’à travers la collaboration des médias, un plus grand intérêt sera accordé au sujet et qu’un travail sera réalisé pour promouvoir la protection des droits des personnes atteintes du VIH. Il s’agit là d’un moyen de changer les attitudes, mais évidemment ce n’est pas suffisant pour espérer que les gens modifient leur propre comportement. L’information à elle seule ne suffit pas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons sur d’autres méthodologies pour atteindre les personnes qui ont un comportement à risque et les pousser à le changer. Et c’est une chose beaucoup plus compliquée qu’on ne le pense. »
    Quel message aimerait-elle lancer ? « Je voudrais saluer toutes les personnes atteintes du sida, qu’elles soient au Liban ou dans d’autres pays du monde arabe, insiste Mme Moalla. J’aimerais que nous nous unissions tous afin de pouvoir leur offrir un environnement qui ne soit pas stigmatisant ni viole leurs droits, mais qui au contraire les protège. J’aimerais m’adresser également à toutes les femmes qui risquent malheureusement d’être infectées pour leur dire que 80 % des infections arrivent dans le cadre du mariage. La femme arabe croit ainsi à tort qu’elle est protégée du fait qu’elle est mariée. Ce qui n’est pas vrai. J’aimerais aussi lancer un message de prévention à toutes les personnes pour se faire dépister, afin de pouvoir se protéger et protéger l’autre. J’aimerais aussi rappeler que le virus n’est pas importé. Il est d’ores et déjà dans la région. Enfin, je voudrais affirmer qu’il est de notre droit de protéger toutes les personnes qui sont sur notre territoire, réfugiées ou migrantes. De la même manière qu’on demande à l’Europe de protéger nos citoyens chez elles, il est indispensable de protéger n’importe quel autre citoyen qu’il soit d’Asie ou d’ailleurs. » est faible avec des chiffres qui varient entre 200 000 et 1,5 million, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des chiffres qui doivent toutefois être confirmés par des enquêtes et des études claires, qui permettront de « connaître la réalité » concernant la propagation de ce fléau notamment au sein des groupes à haut risque et des groupes vulnérables. « Nous savons qu’il y a une augmentation de l’usage de la drogue dans la région arabe, ainsi qu’une augmentation du commerce du sexe, explique Mme Moalla. Nous avons aussi tous les facteurs structurels (conflits, migration, etc.) qui peuvent avoir une influence et expliquer une augmentation de ce chiffre si l’on ne réagit pas rapidement. Tant que la prévalence est faible, nous avons une chance de pouvoir arrêter la progression du virus. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’en tant que Programme des Nations unies pour le développement, nous considérons le sida comme un problème de développement et non pas comme un problème de santé. Il ne s’agit pas uniquement d’un virus, mais d’un fléau qui a un impact certain sur l’ensemble du développement. »
    Établi il y a six ans, le programme régional du PNUD sur le VIH-sida, basé au Caire, a entamé de nombreuses et diverses activités. Rien que pour l’année en cours, 114 actions ont été planifiées. Ce qui se traduit en pratique par près de deux ateliers de travail par semaine dans chaque pays arabe, « axés sur les demandes de chaque pays, sur les financements que nous recevons et selon le plan d’action de chaque année ».
    Ces activités visent notamment à limiter la discrimination à l’égard des personnes atteintes du sida en faisant la promotion de leurs droits. Pour ce faire, le Programme régional du PNUD sur le VIH-sida travaille beaucoup avec les médias et les dignitaires religieux en collaboration avec les législateurs. « Nous avons déjà préparé un projet de loi de 29 articles rédigé par 70 législateurs, magistrats, activistes dans le monde des droits humains et personnes vivant avec le VIH dans le cadre d’un atelier de travail, souligne Mme Moalla. Nous l’avons proposé à tous les Parlements arabes, mais les réactions ont été différentes et tributaires de la réalité, surtout politique, dans certains des pays arabes. Toutefois, en avril 2007, Djibouti a promulgué une loi pour promouvoir les droits des personnes vivant avec le VIH. Au Yémen, un projet de loi est en train d’être discuté au sein du Parlement. Nous espérons que d’autres pays de la région agiront dans ce sens. Nous travaillons également avec la Ligue arabe pour établir une convention ».

    Ne plus se limiter aux stratégies

    Le travail acharné du Programme régional du PNUD sur le VIH-sida a déjà commencé à porter ses fruits. En décembre 2004, la Déclaration du Caire a été ratifiée par près de 80 responsables religieux chrétiens et musulmans dans les pays arabes. « Cette déclaration est un message de compassion vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH », insiste Mme Moalla. Un an et demi plus tard, en mai 2006, 80 religieuses chrétiennes et musulmanes ont signé à leur tour la Déclaration de Tripoli. Celle-ci pose les principaux points pour protéger la femme et l’enfant du virus du sida.
    « Ces déclarations sont en soi un grand accomplissement dans le monde arabe, remarque-t-elle. Mais ce qui est encore plus important c’est le réseau “chahama” qu’ont créé ces responsables religieux en novembre 2006 pour répondre au sida. Ces derniers sont très actifs et leur travail ne se résume pas aux prêches du vendredi ou aux sermons du dimanche. En effet, un grand nombre d’entre eux sont en contact avec des groupes vulnérables et les aident. Donc c’est le message en pratique de ces dignitaires religieux qui est important ainsi que la mise en œuvre de cette déclaration. »

    Pensez-elle que l’objectif du millénaire visant à limiter l’expansion du sida d’ici à 2015 sera atteint ? « Pour atteindre cet objectif, j’estime que de plus gros efforts doivent encore être déployés, répond Mme Moalla. L’objectif de 2015 serait d’arrêter la progression du virus, ou du moins la ramener à 1 %. Malheureusement, selon les projections de la Banque mondiale, celle-ci sera à 4 % si on ne réagit pas, à l’exception du Djibouti où la progression du sida frôlera les 16 %. C’est un chiffre énorme pour le monde arabe. Si nous voulons réellement arrêter cette épidémie, il faudra redoubler d’efforts, mais surtout agir et ne pas se limiter aux stratégies. Nous avons tous de belles stratégies. Nous avons écrit de très beaux documents. On dépense énormément de temps et d’argent à le faire, mais après personne ne les applique. Il faudrait au contraire agir et travailler au niveau de l’accès aux médicaments. Nous sommes la pire région au monde dans ce cadre. Nous n’assurons le traitement qu’à 5 ou 6 % des personnes qui en ont besoin. Or l’Amérique latine le donne à 65 % de sa population. Je ne vois pas pourquoi cette région serait meilleure que le monde arabe, où les pays riches peuvent par solidarité aider les autres pays, pour que nous puissions assurer l’accès aux médicaments à un plus grand nombre de personnes qui en ont besoin. Je sais que les ministères de la Santé dans les pays arabes sont en train d’assurer gratuitement ces médicaments. Mais le drame, c’est que les gens n’osent pas se faire dépister à cause du stigma. Il va falloir donc créer un environnement favorable aux gens pour qu’ils puissent oser se faire dépister sans risquer pour autant d’être chassés de leur travail ou stigmatisés par leurs familles et leurs proches. »

    Le drame du sida

    Espère-t-on un changement des mentalités après ces ateliers de travail ? « Il est vrai que le monde arabe est l’une des régions où la conscience politique est faible, répond Mme Moalla. Malheureusement, les guerres, les conflits, la pauvreté et plusieurs autres facteurs entrent en jeu et font que le sida n’est pas conçu comme une priorité. C’est là le drame.
    Le jour où le sida atteindra les proportions d’une crise, on ne pourra plus l’arrêter. Nous espérons qu’à travers la collaboration des médias, un plus grand intérêt sera accordé au sujet et qu’un travail sera réalisé pour promouvoir la protection des droits des personnes atteintes du VIH. Il s’agit là d’un moyen de changer les attitudes, mais évidemment ce n’est pas suffisant pour espérer que les gens modifient leur propre comportement. L’information à elle seule ne suffit pas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons sur d’autres méthodologies pour atteindre les personnes qui ont un comportement à risque et les pousser à le changer. Et c’est une chose beaucoup plus compliquée qu’on ne le pense. »
    Quel message aimerait-elle lancer ? « Je voudrais saluer toutes les personnes atteintes du sida, qu’elles soient au Liban ou dans d’autres pays du monde arabe, insiste Mme Moalla. J’aimerais que nous nous unissions tous afin de pouvoir leur offrir un environnement qui ne soit pas stigmatisant ni viole leurs droits, mais qui au contraire les protège. J’aimerais m’adresser également à toutes les femmes qui risquent malheureusement d’être infectées pour leur dire que 80 % des infections arrivent dans le cadre du mariage. La femme arabe croit ainsi à tort qu’elle est protégée du fait qu’elle est mariée. Ce qui n’est pas vrai. J’aimerais aussi lancer un message de prévention à toutes les personnes pour se faire dépister, afin de pouvoir se protéger et protéger l’autre. J’aimerais aussi rappeler que le virus n’est pas importé. Il est d’ores et déjà dans la région. Enfin, je voudrais affirmer qu’il est de notre droit de protéger toutes les personnes qui sont sur notre territoire, réfugiées ou migrantes. De la même manière qu’on demande à l’Europe de protéger nos citoyens chez elles, il est indispensable de protéger n’importe quel autre citoyen qu’il soit d’Asie ou d’ailleurs.



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  2. sonyco

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      28-07-2008 23:16
    on est pas vraiment trop ouverts à l'idée du vih ett de sa propagation dans les pays arabes et arabo-musulmans parce qu'on l'associe toujours à un résultat d'un mauvais comportement ou de manque de conscience
    on est trop "narrow minded" de ce coté
    mais on doit toujours avoir en tete que les personnes atteintes n'ont jamais eu l'intention d'avoir ce virus donc on doit les aider et non pas les humilier ou les déserter
    merci wrabi ya7fadhna lkol,amin!!!
     
  3. SMIDA

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      29-07-2008 00:50
    frére Cortex

    merçi bien pour l'info***







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