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De Hammam-Lif à Hammam-Chatt A l’ombre du Boukornine

الموضوع في 'English & French Archive' بواسطة cortex, بتاريخ ‏28 أوت 2008.

  1. cortex

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      28-08-2008 19:19
    Une mère et sa fille. Sophia Loren et Monica Bellucci pour illustrer.

    Hammam-Lif et Hammam-Chatt pour être plus clair. Deux villes unies par les liens sacrés de la mer et de la montagne.


    Parler de l’une, c’est évoquer l’autre. Et les noms sont là pour en témoigner. Deux destinations du sud de la capitale unies par les liens vitaux et parfois mortels du fer, ainsi que ceux de l’asphalte.

    Il y a sans doute d’autres liens, moins concrets et plus spirituels qui les lient. Des souvenirs de vieux scouts peut-être à l’époque où Hammam-Chatt (ou plutôt «Hammam-plage») n’était qu’une rangée de petites villas en bord de mer de part et d’autre du célèbre bar-restaurant, aujourd’hui centre de loisirs, «Le Moulin bleu».

    Mais Hammam-Lif, ville royale est une Sophia Loren qui a mal vieilli. Et Hammam-Chatt, ville martyr devenue symbole de la paix lui vole aujourd’hui les lumières. Symbole de la paix, elle fait partie d’un réseau mondial des villes de ce genre à tel point que certains parmi ses habitants vous diront qu’elle s’appelle plutôt «Hmam-Chatt». C’est-à-dire Colombes de la plage. Et entre Hammam et Hmam, l’orthographe ne trouve plus son compte. L’emblème de la ville vous le dira mieux que n’importe quel discours.

    Hammam-Lif, la grande dame, restera le premier et grand amour de milliers de Tunisiens, de dizaines de personnalités célèbres, dont plusieurs beys, et une pléiade d’artistes et créateurs.Un amour sincère, dévoué, éternel est souvent discret.

    Hammam-Chatt est devenue, elle, la romance de milliers d’autres. Parmi eux, plusieurs Hammam-lifois.

    Hammam-Chatt, une ville de 17 printemps qui chante la vie après avoir été lâchement agressée un 1er octobre 1985 par l’aviation israélienne, alors qu’elle n’était que la banlieue de Hammam-Lif.

    Balade envahie par les souvenirs dans les deux villes, mère-fille, pour ne pas dire siamoises, l’été 2008.

    Lieux gâtés par la nature. Hauts lieux du thermalisme, du scoutisme et du tourisme pour jeunes d’une façon générale. Un parc national surplombant une mer qui ne ressemble plus par endroit à une mer. Une plage sauvage de plus de cinq kilomètres caressant une sympathique pinède. Le tout faisant de l’endroit l’un des meilleurs sites naturels du golfe.

    Ce sont là les principaux atouts de Hammam-Lif-Hammam-Chatt. Ajoutons à cela la zone touristique de Borj Cédria, juste après la pinède qui comptabilise quelque 3.000 lits. Ce qui est déjà une performance dans le Grand-Tunis.



    Grandeur et décadence



    Inutile d’aller se promener ou même se baigner à Hammam-Lif le jour. La nuit, par contre, trois espaces ne désemplissent pas. Le théâtre de plein air de Bourkornine quand un spectacle au programme du festival du même nom est donné, le centre-ville, au fameux rond-point des cafés, et la corniche.

    Rendez-vous donc ce soir à la clôture de la 29e édition d’un festival qui, aujourd’hui, lutte âprement pour survivre, lui, qui a participé d’une manière décisive à la renommée de Lotfi Bouchnaq, d’Amina Fakhet, de Chérif Alaoui, et bien d’autres et qui a offert ses planches à d’illustres noms tels que Mikis Theodorakis, Najet et Héni Chaker.

    Le public hammam-lifois, c’est connu, est l’un des plus difficiles à satisfaire et celui qui réussit à le séduire peut être sûr d’un avenir artistique rayonnant. Ce n’est en tout cas pas Amina qui nous contredira. Hammam-Lif, étant la ville native ou adoptive de plusieurs des grands noms des arts et de la culture d’une façon générale, Aly Ben Ayed pour ne citer que ce géant du théâtre, Mouna Noureddine, Abdelmajid Lakhal, Férid Boughdir, Brahim Azzebi, Noureddine El Kharroubi, Lotfi Bouchnaq, Thameur Abdeljawed, Moncef Chatti, Abderrahmane Kablouti, Hatem Ben Amara, Salah Trabelsi, Othman Jelassi, Tijani Azzebi, Khaled Barsaoui, Amor Sbika et j’en oublie. Et Hammam-Lif était la ville avant-gardiste, un vrai laboratoire d’idées, de courants de pensée, d’initiatives.

    Le festival de Boukornine est, en fait, l’héritier des fameuses journées cinématographiques de Boukornine qui, malgré la chaleur étouffante des salles, réussissaient à drainer une foule assidue, composée entre autres des nombreux cinéphiles et cinéastes amateurs de la région.

    Direction maintenant la corniche et fermons les yeux pour ne pas avoir à «admirer» le délabrement de l’artère principale (l’avenue Bourguiba) qui de la gare vous mène directement au Casino. Un monument classé qui pourrait jouer un rôle plus important dans l’animation de la ville.

    Là et grâce à une allée mal entretenue et pas éclairée du tout, nous accédons à la corniche. La promenade, les bancs publics, la petite clôture en dur et… la boustifaille. A part certains petits étals à même le sol où l’on vend des jouets bon marché et quelques articles d’artisanat, l’espace semble vide malgré les centaines de personnes, pour ne pas dire les milliers qui l’investissent. Même plus le manège archaïque que l’on installait sur la plage et qu’il y a deux ou trois ans attirait encore les enfants.

    A Hammam-Lif l’on a tout de suite ce sentiment d’être devant une grande aristocrate déchue, dépouillée de ses plus beaux atours, blessée dans son amour-propre mais dont le regard reste plein de fierté car bourré d’heureux souvenirs.


    En continuant de négliger cette ville aux multiples richesses, l’on continue de perdre des millions d’occasions pour en faire une petite capitale régionale et un centre exceptionnel de loisirs et de tourisme de santé et écologique.



    La perle de la banlieue sud



    Hammam-Chatt peut être considérée, quant à elle, comme la perle de la banlieue sud. Avenues larges, grandes places publiques, jardins publics bien entretenus et bien équipés, belles villas et deux prix présidentiels de la ville la plus propre.

    Comme toute agglomération, elle a aussi ses points faibles. Le bouchon du passage à niveau, plusieurs rues délabrées, d’autres mal éclairées, des terrains vagues non clôturés…

    D’une façon générale Hammam-Chatt est une ville où il fait bon vivre. Ville à la fois universitaire, touristique, écologique, industrielle, de jeunesse, elle est aussi une ville culturelle.

    Son festival international du théâtre amateur, à sa septième édition, est aujourd’hui mondialement connu. D’ailleurs, la fédération mondiale de cette activité a tenu plusieurs fois son assemblée générale en marge du festival.

    Ajoutons à cela le festival du théâtre du rire, les soirées estivales musicales, les journées culturelles de Boulevard des martyrs, la fête des générations, la fête de la mer…

    Avec sa plage vierge à côté de celles aménagées offrant parasols, chaises avec repose-bras, pour une somme abordable en plus de la possibilité de boire frais et de manger chaud, Hammam-Chatt draîne les foules de baigneurs à longueur de journée, le train aidant.

    Le soir, et jusqu’à une heure tardive, l’artère principale, le boulevard des Martyrs ne désemplit pas au bonheur des cafés-restaurants.

    Très étroite, parfois mal éclairée mais toujours propre, la corniche offre elle aussi ses coins de restauration , y compris ceux les pieds dans l’eau.

    Mais c’est surtout le centre le loisirs «Le Moulin bleu» dont la renommée date de plusieurs décennies qui détient le trophée de l’animation. Composé de plusieurs aires, l’espace offre ses services autour de deux piscines, face au bâtiment abritant le restaurant style moulin fonctionnant à la force de l’eau, la plage aménagé, un parking, etc.

    C’est d’ailleurs là où les soirées musicales de Hammam-Chatt se tenaient (cette année la manifestation semble prendre le temps de souffler). Organisées par la ville avec le soutien des autorités culturelles, elles étaient gratuitement ouvertes au public.

    Donnant accès à la plage «La Placette», l’autre café-restaurant, propriété de la ville, mais cédé en gérance à des privés, attire lui aussi ses inconditionnels. Point fort : des prix abordables et surtout une terrasse très aérée et spacieuse avec spectacle du ressac en direct.

    Si le «Moulin bleu» attire plutôt jeunes et adolescents à la recherche également de musiques fortement rythmées, la «Placette», elle, est plutôt fréquentée par les familles et les jeunes mariés.

    Mais les soirs où la brise maritime est trop forte, vous n’avez aucune chance de trouver une place de libre dans les nombreux cafés-restaurants qui jonchent l’artère principale ni même sur la longue banquette circulaire de la place, sous le mémorial des martyrs.

    Quand pointent les premiers jours de septembre, que les estivants et autres Tunisiens résidant à l’étranger auront plié bagages, les rues deviendront alors tristes et vides, et la corniche déserte et abandonnée. Sauf peut-être les après-midi hivernales de certains dimanches où le soleil balaye vent et nuages. Alors vous verrez les étudiants et étudiantes de l’Institut supérieur de Bir El Bey investir la plage et lui redonner vie.

    Pourquoi ne le feront-ils pas. Ne sont-ils pas les futurs animateurs de la culture, de la jeunesse et du tourisme?
     
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  2. motomino

    motomino عضو مميز

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      29-08-2008 17:14
    wé t'a raison cortex il faut s'investir pour redonner vie a nos plage :tunis::tunis:
     
  3. maroux93

    maroux93 عضو نشيط

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      01-05-2009 22:02
    merci de nous poster cela hammam lif reste l'une des meilleures villes en tunisie mais comme tu l'as dit elle est mal vieilli(dommage) mais elle reste el 7ouma et aucun hammam lifois peut l'oublier
     

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