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Obama : deux mois pour faire la différence

الموضوع في 'English & French Archive' بواسطة cortex, بتاريخ ‏31 أوت 2008.

  1. cortex

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      31-08-2008 15:20
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    Adoubé par son parti à Denver, le candidat démocrate est toujours au coude-à-coude dans les sondages avec son rival républicain John McCain.

    La vraie bataille a commencé. En vingt-quatre heures, la campagne présidentielle américaine vient de prendre un nouveau tournant. Devant plus de 80 000 personnes réunies au stade Invesco de Denver jeudi soir, Barack Obama a radicalement changé de ton lors de son discours de clôture de la Convention démocrate. Il s’est attaqué directement à son adversaire, John McCain, en le dépeignant comme un homme du passé rempli d’expérience, mais déconnecté de la réalité. Renouvelant son message de «changement», Obama s’est présenté comme le candidat du renouveau, face à des républicains «qui faisaient peser une menace sur le rêve américain».

    La contre-attaque de McCain n’a pas tardé. Alors que la Convention républicaine doit ouvrir ses portes à Minneapolis lundi, il a surpris tout le monde en nommant vendredi Sarah Palin, la jeune gouverneure de l’Arkansas, comme sa colistière (lire ci-dessous). Une façon de répondre aux attaques d’Obama et de donner une image plus énergique à sa campagne. D’ores et déjà, les deux camps s’accordent pour dire que les semaines à venir seront marquées par la volonté de souligner les différences des candidatures. Au final, l’élection se jouera sur une demi-douzaine de thèmes.

    1. L’EXPERIENCE

    C’est sans aucun doute le point fort de McCain et le point faible d’Obama. Depuis le début de la campagne, les républicains insistent sur le fait qu’Obama n’a été élu sénateur à Washington qu’en 2004 et qu’il n’a pas les épaules assez larges pour être président des Etats-Unis. Ils soulignent notamment qu’il n’a pas l’étoffe d’un commandant en chef, capable de réagir comme il se doit en cas de crise internationale. Le sénateur de l’Illinois n’a pas la moindre expérience militaire, alors que John McCain est un héros national, ancien prisonnier de guerre au Vietnam. Pour palier ce handicap, les organisateurs de la Convention démocrate ont fait défiler sur scène jeudi soir une brochette d’une vingtaine de généraux. Obama, lui, a souligné une nouvelle fois qu’il ne s’était pas trompé sur l’invasion de l’Irak, et affirmé qu’il n’hésiterait pas à faire usage de la force si nécessaire. «Si John McCain veut un débat pour savoir qui a le meilleur tempérament et le meilleur jugement pour être le prochain commandant en chef, je suis prêt», a-t-il lancé.

    2. L’économie

    L’entourage de John McCain veut faire d’Obama une «star» de la politique qui, telle une célébrité d’Hollywood, profiterait à fond de sa gloire éphémère mais n’aurait aucun lien avec l’Amérique ordinaire. Le sénateur de l’Illinois possède, il est vrai, un déficit de légitimité auprès de la fameuse classe ouvrière blanche, touchée de plein fouet par la crise économique, et qui avait préféré Hillary Clinton durant les primaires. Pour contrer ces attaques, Obama a renoncé à prononcer un discours lesté de rhétorique à Denver et s’est concentré sur son programme. Les foules l’ont acclamé lorsqu’il a promis de réduire les impôts de 95% des «familles qui travaillent» - coupant ainsi l’herbe sous les pieds des républicains, qui brandissent traditionnellement cet argument électoral. Il s’est par ailleurs engagé à offrir un système de santé accessible à tous. Le sénateur de l’Illinois a aussi l’intention de mettre en avant les origines catholiques et modestes de son colistier, Joe Biden, le sénateur du Delaware.

    3. L’héritage de bush

    Les démocrates appellent cela la thématique «McBush». Ils font leur maximum pour prouver que McCain suivra la même politique que George W. Bush s’il est élu. Bush est aujourd’hui l’un des présidents les plus impopulaires de toute l’histoire américaine et laisse derrière lui un pays divisé, englué dans le marasme économique et traumatisé par la guerre en Irak. A Denver, Obama a donc tenté de dissiper l’image de «rebelle» dont jouit dans une certaine mesure le vieux sénateur de l’Arizona dans les rangs républicains. «Il a voté (au sénat) à 90 % du temps avec l’administration Bush. […] Est-ce que vous voulez encore quatre ans de la même chose?» a demandé Obama.

    4. Le patriotisme

    Barack Obama est la cible depuis de longues semaines des clips républicains qui le dépeignent comme un personnage singulier, qui a grandi en Indonésie, et dissimule sa vraie personnalité. Il serait même proche du groupe terroriste américain des années 1960-1970 «Weather underground», accuse une récente publicité. Selon les sondages, plus de 10 % des Américains le croient encore musulman. Le film sur la vie du sénateur de l’Illinois, présenté jeudi soir à Denver, visait à dissiper cette image en le décrivant comme un candidat 100 % pur Américain, élevé au Kansas par son grand-père blanc qui a fait le Seconde Guerre mondiale et sa grand-mère pleine de bon sens. Son père kenyan a tout juste été mentionné. «Je l’ai à peine connu», a dit Barack Obama, qui a souligné «qu’il aimait son pays comme John McCain aime son pays».

    5. Les jeunes

    En dix-sept mois de campagne, Obama a recruté des dizaines de milliers de jeunes qui ont rejoint son camp, notamment grâce à Internet. Son message d’une nouvelle Amérique tournée vers un futur moins partisan a su toucher les jeunes générations. A 72 ans, (il a fêté son anniversaire ce vendredi), McCain au contraire, ne les attire pas beaucoup. La nomination de Sarah Palin, 44 ans, est destinée, bien sûr, à attirer les femmes (lire ci-dessous), mais aussi à montrer qu’il n’est pas le candidat du passé.

    6. La question raciale

    C’est le sujet que personne n’ose aborder directement. Mais il est certain que la couleur de Barack Obama sera un élément déterminant. Pour Obama, il s’agit surtout de s’assurer que les Africains-Américains se présenteront aux urnes et voteront pour lui en masse. Selon les démocrates, la participation des Noirs au scrutin pourrait atteindre un niveau record.
     

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