Crise financière : une nouvelle banque américaine à l'agonie

الموضوع في 'أرشيف المنتدى التعليمي' بواسطة cortex, بتاريخ ‏13 سبتمبر 2008.

  1. cortex

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      13-09-2008 17:36
    Les marchés ont rendu jeudi un verdict sans appel sur LehmanBrothers : le plan de restructuration présenté la veille par la banque d'affaires a été jugé insuffisant, provoquant le plongeon du titre à Wall Street. Le titre a perdu 41,79 % de sa valeur en une seule séance jeudi. Son cours a dés ormais été divisé par plus de 13 depuis le début de l'année. Son pdg, Richard Fuld, avait pourtant fait miroiter mercredi "des comptes bien nettoyés", "une réduction du risque et un redimensionnement du groupe".

    Mais les marchés ont préféré se focaliser sur une perte trimestrielle de 3,9 milliards de dollars et l'échec de négociations menées avec le sud-coréen KDB, un temps pressenti pour venir au secours de la banque américaine, qui a préféré jeter l'éponge. Vers 17 h, heure de Paris vendredi, l'action perdait de nouveau 13,33 %, à 3,65 % perturbant l'ensemble du marché. La direction de Lehman Brothers s'est engagée dans une course contre la montre pour trouver un repreneur, alors que sa chute vertigineuse en Bourse, de 80 % depuis le début de la semaine, a fait tomber sa capitalisation boursière à environ 2,6 milliards de dollars.

    Après Bear Stearns, Fannie Mae et Freddie Mac

    Après le sauvetage en catastrophe de la banque d'investissement Bear Stearns en mars et celui des organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac dimanche, la crise des "subprimes" continue donc de mettre à genoux les établissements financiers américains. "On craint que ce qui est arrivé à Bear Stearns se reproduise avec Lehman : que ses affaires se détériorent si rapidement que personne ne pourra empêcher l'écroulement de la société", souligne Marc Pado, analyste de Cantor Fitzgerald. LehmanBrothers vaut en effet moins que Bear Stearns au moment de son rachat au rabais il y a six mois.

    "Il est de plus en plus clair qu'une intervention extérieure, prenant la forme d'un rachat hostile, est une nécessité. Regarder les résultats baisser au fur et à mesure, alors que les clients s'en vont, n'aboutira à rien", constate Richard Bove, analyste de Ladenburg Thalmann. Mais, dans ce marché du crédit sinistré, faut-il encore que quelqu'un ait les moyens de rassembler suffisamment d'argent.

    Pire, dans une spirale boursière infernale si caractéristique de la crise financière actuelle, Lehman a entraîné ses concurrentes dans sa chute. "De toutes les banques sur lesquelles ont couru des rumeurs d'exposition au marché hypothécaire, Washington Mutual et Merrill Lynch sont au sommet de la liste", estime Marc Pado avant de décrypter : "En vendant au rabais ses créances hypothécaires, Lehman force toutes les autres banques présentes sur ce secteur à réduire la valeur de leurs propres créances."

    La Fed et le Trésor à la rescousse ?

    Selon la presse américaine, le Trésor et la banque centrale américains ont pris en main le dossier Lehman Brothers et conduisent des négociations avec des investisseurs privés pour aboutir d'ici la fin du week-end à une reprise de la banque d'affaires. Les détails de l'opération sont loin d'être finalisés, mais l'objectif est d'arriver à un accord dimanche soir, avant l'ouverture des marchés asiatiques, soulignent les quotidiens Washington Post et Wall Street Journal .

    Au coeur du débat, figurent les garanties que les pouvoirs publics pourraient apporter à un éventuel repreneur, face aux éventuelles mauvaises surprises que pourrait receler le bilan de LehmanBrothers. Lorsque le Trésor et la Réserve fédérale avaient orchestré en mars la reprise d'une autre banque d'affaires en difficulté, Bear Stearns, par JPMorgan, la banque centrale avait accepté de financer l'opération à hauteur de 30 milliards de dollars. Les candidats à la reprise de LehmanBrothers aimeraient bénéficier d'un tel cadeau des pouvoirs publics. Selon le Wall Street Journal , qui cite des personnes proches du dossier, ni la la Fed ni le Trésor ne sont disposés cette fois-ci à faire un geste similaire. D'autant qu'il y a moins d'une semaine, le Trésor avait dû s'engager à verser jusqu'à 200 milliards de dollars pour garantir la poursuite du fonctionnement, sous tutelle de l'État, des organismes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac.
     

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