Pour éviter la récession, l'Europe va se montrer plus souple

الموضوع في 'أرشيف المنتدى التعليمي' بواسطة cortex, بتاريخ ‏13 سبتمبر 2008.

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      13-09-2008 17:38
    Les pays de la zone euro ont exclu vendredi, lors d'un conseil européen des ministres des Finances réuni à Nice, un plan de relance européen pour répondre aux menaces de récession économique, mais ont décidé de se donner un peu de marge de manoeuvre budgétaire. Sans pour autant laisser filer les déficits publics. Face au ralentissement économique, les ministres veulent se donner un peu de lest, en "laissant jouer" leurs "stabilisateurs automatiques" selon les mots de Jean-Claude Juncker, qui a été reconduit lors de la réunion à la tête de l'Eurogroupe pour un troisième mandat de deux ans.

    Ce mécanisme, prévu par le Pacte de stabilité et de croissance de l'UE, prévoit que les gouvernements puissent laisser le budget se détériorer un peu lors des phases de dépression économique, à condition que les limites fixées en Europe ne soient pas dépassées, à savoir un déficit pas supérieur à 3 % du PIB. Normalement, il s'applique surtout aux pays qui, contrairement à la France ou l'Italie par exemple, disposent de surplus budgétaires accumulés pendant les périodes de vaches grasses ou affichant des déficits réduits. Mais là, "l'idée, c'est de permettre aux pays qui vont connaître une augmentation de leur déficit de ne pas lutter contre ce phénomène. Cela s'appelle du réalisme économique", a expliqué une source proche d'une délégation à Nice.

    Ralentissement de la zone euro

    En résumé : "L'idée c'est que l'on accepte que les budgets puissent dériver, surtout en 2009", ajoute ce responsable. Néanmoins, a prévenu Jean-Claude Juncker, "il n'est pas question de laisser filer les déficits publics". Une manière de mettre en garde les pays comme la France, dont le déficit s'approche dangereusement de cette limite de 3 %.

    Les ministres ont par ailleurs fait un "diagnostic commun". Le "ralentissement de la zone euro était plus prolongé que ce que nous envisagions avant l'été", a reconnu le président de l'Eurogroupe. Mais il a aussi estimé que l'UE n'était pas menacée pour autant d'une récession généralisée. "Il faut distinguer récession et récession technique", caractérisée par deux trimestres consécutifs de recul du PIB, le deuxième scénario n'étant, lui, pas exclu. Les craintes d'une récession ont pris de la consistance en zone euro, alors que le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre comparé au premier, sur fond de ralentissement mondial et de flambée des prix pétroliers et alimentaires. Toutefois, sur ces deux fronts, les perspectives semblent un peu meilleures pour le troisième trimestre.

    Face à la crise, les pays européens devraient par ailleurs décider samedi d'engager la Banque européenne d'investissement (BEI) dans un grand programme de financement en faveur des PME-PMI confrontées à une raréfaction du crédit. "C'est un sujet auquel je tiens absolument, parce que je crois que c'est par ce biais du financement des PME que l'on arrivera à soutenir la croissance", veut croire la ministre française des Finances Christine Lagarde.
     

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