Crise: Retour au réel...

الموضوع في 'أرشيف المنتدى التعليمي' بواسطة cortex, بتاريخ ‏21 سبتمبر 2008.

  1. cortex

    cortex كبير مراقبي منتدى الأخبار الطبيّة والصحيّة الحديثة طاقم الإدارة

    إنضم إلينا في:
    ‏11 نوفمبر 2006
    المشاركات:
    6.981
    الإعجابات المتلقاة:
    5.044
      21-09-2008 18:26
    La reprise en main de l'économie américaine par l'administration Bush a permis à la bourse new-yorkaise de respirer en fin de semaine et de mettre un terme à une semaine folle sur les marchés. Après la faillite du géant Lehman Brothers, la crise qui semble s'achever laisse la place à un nouveau monde, tout aussi imprévisible que l'a été toute l'histoire du capitalisme mondial.

    Il y a des heures où l'Histoire s'écrit en direct dans les manuels. Cette semaine folle signe la fin d'un monde. Et le début d'un autre. La fin d'années de folie financière qui ont conduit le monde au bord du gouffre en débordant une croissance accélérée. Lundi dernier, les autorités laissent tomber Lehman Brothers, une des plus grandes banques d'affaires. Le lendemain, elles volent au secours du deuxième assureur mondial, AIG, dont la faillite aurait provoqué un effondrement en cascade du système financier. Et vendredi, George Bush annonce que le Trésor américain va prendre en charge les mauvais risques de l'économie.

    Les cadavres vont être exhumés des placards de Wall Street. D'où l'euphorie en fin de semaine. L'ensemble des mesures annoncées pour stabiliser le système bancaire américain pourrait coûter jusqu'à 1 000 milliards de dollars. Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, a travaillé tout le week-end avec le Congrès pour élaborer le projet de loi nécessaire. Le paradoxe veut que ce soit un président républicain qui mène une nationalisation des pertes financières. Alors que Hoover avait échoué face à la crise de 1929. "Bienvenue dans l'Union des républiques socialistes d'Amérique!" s'est gaussé l'économiste Nouriel Roubini, ancien responsable au Trésor sous Bill Clinton.

    "Krach comptable"

    Pour une fois, l'enthousiasme des marchés est justifié: la tourmente financière peut s'apaiser, comme nous l'explique Marc de Scitivaux (lire ci-contre), un des rares économistes français à avoir annoncé cette crise. Evidemment, le sauvetage d'institutions, dont les dirigeants ont failli après s'être gavés, laisse un goût amer. C'est le prix du retour de la confiance, cet élément sans lequel une économie se grippe. Et qui avait disparu depuis un an. La tornade financière s'éloigne, voilà le ralentissement économique. Après tout, un phénomène normal dans la ronde des cycles économiques.

    "Dans une économie globalisée, le découplage n'existe pas, explique le banquier Michel Cicurel. L'Europe, qui se croyait immunisée, attrape la maladie contagieuse américaine et le monde émergent ralentira aussi." Pour un à deux ans, maintenant que l'Amérique prépare déjà sa reprise, armée de son incroyable capacité de rebond, sa "résilience". Il reste aux responsables économiques à prendre deux grandes mesures. En Europe, desserrer l'étau monétaire. Les banques et les entreprises en ont besoin pour retrouver les moyens d'investir. Les dirigeants européens sauront-ils convaincre l'inflexible Jean-Claude Trichet, arc-bouté sur la menace inflationniste? Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, est à la manoeuvre. Il y a urgence. Il faut aussi revoir les règles de comptabilité financière. Ce débat est technique. Mais la comptabilité instantanée a provoqué des ravages en obligeant les banques à afficher des pertes potentielles: ce "krach comptable", selon l'expression de Nicolas Baverez, aurait pu être évité avec d'autres règles.

    Cela permettra le retour de la croissance réelle. "L'avantage de l'économie globale, c'est que la croissance mondiale restera supérieure à 3,5% parce que nos partenaires des pays émergents continueront de croître bien au-delà de 5%, un rythme rare aux Etats-Unis et hors de portée de l'Europe depuis les Trente Glorieuses", explique encore Michel Cicurel. Nous entrons dans un nouveau monde. Mais lequel? Ce monde est aussi imprévisible que l'a été toute l'histoire d'un capitalisme qui a permis la diffusion de l'automobile, d'Internet ou du génie génétique. La prochaine révolution technologique ne partira pas de Wall Street. Mais elle aura besoin de Wall Street pour trouver son financement. Et prospérer.
     

مشاركة هذه الصفحة

جاري تحميل الصفحة...