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La Chine lance Shenzhou VII à la conquête de l'espace

الموضوع في 'English & French Archive' بواسطة cortex, بتاريخ ‏25 سبتمبر 2008.

  1. cortex

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      25-09-2008 19:01
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    La fusée Longue Marche II-F emportant le vaisseau spatial Shenzhou VII et trois taïkonautes, dont l'un réalisera la première sortie dans l'espace d'un Chinois, a décollé jeudi.

    La fusée Longue Marche II-F emportant le vaisseau spatial Shenzhou VII et trois taïkonautes, dont l'un réalisera la première sortie dans l'espace d'un Chinois, a décollé, jeudi 25 septembre, selon des images de la télévision chinoise.

    Cinq ans après la mise sur orbite du premier Chinois, la mission de Shenzhou VII - qui doit voir la première sortie extravéhiculaire - pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la course à l'espace. Car en même temps que la Chine entend conforter sa dimension de puissance spatiale à part entière, la concomitance d'événements aussi hétéroclites que la crise financière, l'invasion de la Géorgie par la Russie et la mise au rebut imminente des navettes américaines fragilisent la prééminence spatiale américaine.
    Comment ? Dès 2010, toutes les navettes spatiales devraient être remisées. Jusqu'à leur remplacement en 2014 par le nouveau lanceur Arès et sa capsule Orion, les Etats-Unis ne disposeront donc plus d'aucun système de vol habité. Pour accéder à la Station spatiale internationale (ISS), la NASA devra donc s'offrir auprès des Russes des vols à bord du vaisseau Soyouz. Premier hic : une loi promulguée en 2000, l'Iran Non-prolifération Act, interdit à l'agence spatiale américaine de commercer avec la Russie au motif que celle-ci transfère des technologies sensibles à l'Iran, suspecté de vouloir se doter de l'arme nucléaire. La NASA a bien obtenu une dérogation, mais celle-ci arrive à échéance en 2011. Et les tensions actuelles entre Washington et Moscou rendent de plus en plus délicate sa reconduction au-delà de cette date. Pendant au moins quatre ans, les Etats-Unis pourraient donc rester cloués au sol. Tandis que la Russie et la Chine demeureraient seules à pouvoir envoyer des hommes sur orbite.

    Quelques jours après l'intervention russe en Géorgie, un courrier électronique de l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, adressé à de proches collaborateurs et rendu public par le quotidien Orlando Sentinel, décrivait la situation en termes crus. "La manière dont les événements se sont déroulés montre clairement à quel point il n'était pas sage pour les Etats-Unis d'adopter délibérément une politique de dépendance vis-à-vis d'une puissance étrangère, écrivait, le 18 août, M. Griffin. Dans un monde rationnel, nous aurions eu le droit de choisir une date de retrait des navettes cohérente avec la disponibilité d'Ares/Orion (...) et le budget pour ce faire nous aurait été alloué."

    Dans le même message, l'administrateur de la NASA qualifiait en outre de "jihad" la volonté intransigeante de ses tutelles (Office of Management and Budget et Office of Science and Technology Policy, tous deux attachés à la Maison Blance) de voir mise au rencart la navette. Un "jihad" motivé, selon M. Griffin, par la volonté de torpiller le programme ISS. Il annonçait, en outre, dans le même message, avoir demandé un rapport évaluant la possibilité de poursuivre les vols de navette jusqu'en 2015. "Cela va être compliqué car certaines pièces de rechanges qui ne sont déjà plus en production pourraient manquer", précise Roger-Maurice Bonnet, président du Committee on Space Research (Cospar).

    De plus, ce maintien des navettes en vol jusqu'en 2015, en même temps que la poursuite du développement d'Ares/Orion, entraînerait une importante rallonge budgétaire - alors même que le budget fédéral est plombé par le récent plan de sauvetage des établissements bancaires américains...

    Ainsi, tandis que l'ISS - impliquant la Russie, les Etats-Unis, l'Europe, le Japon et le Canada - risque de tanguer au gré des tensions internationales et des financements incertains, la Chine entend poursuivre seule son programme de vols habités. Avec en particulier le début de l'assemblage, autour de 2010, d'"une petite station orbitale qui sera d'abord formée de deux modules", dit la géographe (CNRS) Isabelle Sourbès-Verger, coauteur d'Un Empire très céleste, la Chine à la conquête de l'espace (Dunod). Une manière, selon M. Bonnet, de rattraper "la frustration qu'ont toujours eue les Chinois d'avoir été maintenus à l'écart de l'ISS".

    La suprématie des Etats-Unis est-elle réellement menacée par ce volontarisme chinois ? "Pas vraiment si l'on compare les budgets et la sophistication des technologies", dit Mme Sourbès-Verger. Le Shenzhou est ainsi largement inspiré de technologies russes, transférées à la Chine dès l'écroulement de l'URSS. Le "Vaisseau divin" ressemble ainsi fort à une capsule Soyouz agrandie et adaptée. Rustiques, les systèmes utilisés par la Chine ont cependant l'avantage d'être peu coûteux. Tenu secret, le budget annuel du programme spatial chinois dans son ensemble oscillerait entre 2 et 4 milliards de dollars. "Contre 34 milliards de dollars aux Etats-Unis", précise la géographe.

    De manière paradoxale, les initiatives chinoises pourraient servir d'aiguillon aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, commentateurs et experts insistent en effet volontiers sur le caractère militaire du programme spatial chinois et rappellent que la Chine a procédé il y a peu à la destruction de l'un de ses vieux satellites météorologiques grâce à un tir de missile. Des rumeurs prédisent aussi l'envoi d'un cosmonaute chinois sur le sol lunaire à l'horizon 2020. "En réalité, dit Mme Sourbès-Verger, si les Chinois ont en effet annoncé leur intention d'aller sur la Lune, ils n'ont jamais dit s'ils comptaient y envoyer des hommes ou une mission robotisée !"

    L'Europe, elle, demeure absente de ce nouveau jeu à trois. "On parle parfois de la transformation du cargo européen ATV (qui ne transfère aujourd'hui que du fret à l'ISS) en capsule, et de la qualification du lanceur Ariane-5 pour les vols habités, dit un haut responsable du secteur spatial français. Mais cela coûte cher et il n'y a pas dans l'immédiat de volonté politique." Le Conseil espace de l'Union européenne, qui doit se tenir à Bruxelles au lendemain du lancement prévu de Shenzhou VII devrait formaliser, sous la présidence française de l'Union, une politique spatiale européenne tournée vers les applications et l'observation de la Terre bien plus que vers le vol habité et l'exploration.
     

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