Se protéger du paludisme même lors de courts voyages

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏26 سبتمبر 2008.

  1. cortex

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      26-09-2008 21:03
    Le risque d'importer la malaria après un séjour, même bref, dans un pays à risque s'est récemment accru. Pourtant, des stratégies de prévention existent.

    Une famille de trois personnes part pour un safari en Afrique du Sud avec, au programme, trois jours au Cap, trois jours dans le parc national Kruger et autant près des chutes Victoria en Zambie. Le père, âgé de 31 ans, et son fils (7 ans) sont en bonne santé. De son côté, la mère (29 ans) est enceinte de 15 semaines.

    Quels conseils de prévention personnalisés vis-à-vis du paludisme faut-il donner à cette famille de touristes ? C'est l'exercice que propose dans son édition du 7 août 2008 le New England Journal of Medicine en introduction d'un guide complet comprenant des recommandations pratiques (antimoustiques, moustiquaires, médicaments préventifs), des conseils aux enfants et aux femmes enceintes ainsi que la carte des zones les plus endémiques.

    Dans le parc Kruger et aux chutes Victoria, les parasites responsables du paludisme (Plasmodium falciparum) sont résistants à la chloroquine, le médicament le plus utilisé. Le père et le fils doivent donc prendre deux jours avant le départ de la Malarone, une association de deux médicaments (atovaquone et proguanil) à poursuivre sept jours après le retour. Quant à la mère, enceinte, il lui est carrément déconseillé de voyager en Afrique, continent endémique !

    Cet exemple fictif rappelle que tous les voyageurs qui partent dans des pays à risque doivent, un mois avant le départ, consulter un médecin avec un itinéraire complet du voyage. Ils peuvent également consulter les sites Internet du comité d'information médicale (Cimed) du ministère des Affaires étrangères, de l'OMS, ou encore des Centers for Disease Control (CDC). On y trouve des cartes de répartition géographique et les zones de résistance du paludisme aux médicaments. Bref, une évaluation sur mesure du risque pour chacun est possible. Ainsi, en Afrique, le risque de transmission est élevé pour tous les voyageurs, quelles que soient les conditions de transport et de logement. À l'inverse, en Amérique du Sud, le risque général, évalué récemment par le réseau épidémiologique Géosentinel, est minime, la plupart des touristes restant sur les côtes et les grandes villes où la maladie est peu présente.
    Mal informés

    Dans presque tous les pays, les plasmodium injectés lors du repas de sang d'un moustique porteur, sont devenus résistants à la chloroquine. Selon la saison, les zones rurales visitées et la durée du séjour, il conviendra de prendre préventivement de la Malarone, de la mefloquine, ou de la doxycycline (médicaments recommandés par l'OMS et les CDC).

    Et surtout ne pas oublier que des formes dormantes du parasite peuvent survivre des mois dans le foie : chaque année, plusieurs centaines de touristes américains ayant scrupuleusement pris leurs médicaments pendant leur voyage font des accès palustres des mois après leur retour ! Les voyageurs sont encore mal informés : le Pr Steve Green, du Royal Hallamshire Hospital de Sheffield (Royaume-Uni), déplore, dans le British Medical Journal, que ni les agences de voyage ni les compagnies aériennes britanniques ne mentionnent systématiquement à leur clientèle le risque de paludisme ! En France, le centre d'étude des Tour Opérateurs déclare donner réglementairement des informations avant et à la réservation. De son côté, Air France, sur son site Internet, donne des fiches complètes par destination.
     

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