Bons du Trésor américain

الموضوع في 'أرشيف المنتدى التعليمي' بواسطة cortex, بتاريخ ‏29 سبتمبر 2008.

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      29-09-2008 05:41
    La prochaine bulle
    financière à éclater ?


    Les obligations d’Etat américaines, les bons
    du Trésor, pourraient être, selon certains
    analystes cités par l’AFP, la prochaine bulle
    financière à éclater sur les marchés
    financiers, si la confiance dans la capacité des
    Etats-Unis à rembourser leur dette venait à
    être ébranlée.

    Au regard de la chute des actions,
    aux folles fluctuations des cours
    des matières premières et aux
    risques sur les marchés du crédit, les
    titres de dette américains ont canalisé
    des investisseurs du monde entier en
    quête d’un placement considéré comme
    absolument sans risque.
    Ce faisant, s’il est vrai que ses recettes
    fiscales ont été entamées et ses dépenses
    fortement mises à contribution pour
    secourir une économie en difficulté,
    l’Etat fédéral américain a été paradoxalement
    l’un des gagnants à court
    terme de la crise financière. Sur les
    marchés où s’échange la dette américaine,
    les prix n’ont cessé de grimper
    depuis le début de l’année, et les rendements
    de chuter.
    Alors même que l’inflation, ennemie
    traditionnelle des marchés obligataires,
    est au plus haut. En émettant ses titres
    de dette, l’Etat a pu offrir des taux d’intérêt
    de plus en plus faibles. Certains
    investisseurs ont même accepté un taux
    d’intérêt nul lors d’une adjudication de
    bons à 35 jours le 17 septembre. Le
    Trésor exploite le filon, puisqu’il devait
    porter vendredi à 300 milliards de dollars
    les sommes levées sur les marchés
    depuis le 17 septembre, dans le cadre
    d’un programme sur mesure pour aider
    la Réserve fédérale. Jeudi, il a distribué
    24 milliards de dollars de bons à cinq
    ans lors d’une adjudication mensuelle,
    un montant jamais vu depuis une adjudication
    trimestrielle remontant à 2003,
    selon John Jansen, spécialiste du marché
    obligataire et ancien de la Réserve
    fédérale de New York. La demande
    était pourtant près de deux fois plus
    forte, à 45,8 milliards de dollars.
    Les répercussions iraient
    au-delà des états-Unis
    Le mouvement vers les bons du Trésor
    est traditionnellement qualifié de
    «fuite vers la qualité». Qualité, car le
    Trésor américain est supposé avoir une
    telle assiette fiscale qu’il pourra toujours
    tout rembourser, et le dollar est
    supposé être une valeur sûre. Mais la
    tendance récente peut-elle se poursuivre
    ? «Il y a une bulle sur les bons du
    Trésor. On voit des taux réels (tenant
    compte de l’inflation, ndlr) nuls ou
    négatifs. Des taux qui sont absurdement
    bas.
    Une fois que la peur aura disparu, ces
    taux vont grimper», selon l’économiste
    indépendant Joel Naroff. «Il n’est pas
    logique de prêter de l’argent à quiconque
    a autant accru sa dette, surtout
    quand les perspectives de croissance
    sont médiocres», souligne Bill King, de
    M. Ramsey King Securities. Selon lui,
    «les bas rendements ne sont viables que
    si les gouvernements (étrangers) continuent
    à subventionner la surconsommation
    américaine».
    Les grands détenteurs de la dette américaine
    sont en effet au premier chef
    des banques centrales qui gèrent des
    excédents commerciaux : japonaise et
    chinoise ou du Golfe. La valeur de
    leurs avoirs serait fortement menacée si
    la bulle obligataire éclatait, ce qui mettrait
    le dollar sous pression. «Les gouvernements
    étrangers craignent maintenant
    qu’au lieu d’un effritement progressif
    de la valeur de leurs actifs
    libellés en dollars, ils souffrent d’un
    effondrement de leurs prix», souligne
    M. King.
    Si les investisseurs devenaient massivement
    vendeurs de dette américaine, les
    répercussions iraient bien au-delà des
    Etats-Unis.
    «Cela conduirait à une réévaluation (à
    la baisse, ndlr) des autres actifs américains,
    dont les marchés d’action et
    probablement à une récession
    profonde.
    Et comme notre consommateur mène
    toujours l’économie mondiale, la
    conséquence serait une croissance
    mondiale très lente voire une récession
    », selon John Jansen.
     

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