la BCT commente les effets de la crise financière inter

الموضوع في 'أرشيف المنتدى التعليمي' بواسطة cortex, بتاريخ ‏6 أكتوبر 2008.

  1. cortex

    cortex كبير مراقبي منتدى الأخبار الطبيّة والصحيّة الحديثة طاقم الإدارة

    إنضم إلينا في:
    ‏11 نوفمبر 2006
    المشاركات:
    6.981
    الإعجابات المتلقاة:
    5.044
      06-10-2008 23:34
    Le gouverneur de la BCT, Taoufik Baccar, commente les effets de la crise financière internationale


    Une cellule de veille placée sous la responsabilité de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a été créée sur instructions du Chef de l'Etat, suite à la crise financière qui a touché l'économie mondiale, en vue de suivre de près l'évolution de la situation sur les marchés financiers internationaux, et partant prendre à temps les décisions qui s'imposent pour la préservation des acquis de l'économie tunisienne

    Une commission d'évaluation a été, également, instituée et plusieurs mesures ont été adoptées, tant au niveau de la gestion des réserves en devises du pays, qu'au niveau de la réglementation des crédits de logements.

    Cette crise conforte les choix faits par la Tunisie qui ont permis de consolider le système bancaire, en optant pour une démarche progressive sur la voie de la convertibilité du dinar et pour la banque universelle, ce qui témoigne de la pertinence de l'approche adoptée par le Président Ben Ali, a indiqué M. Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), à l'occasion d'une communication faite à ce sujet.

    Il a analysé les origines de la crise financière internationale, ses conséquences sur le plan international et l'appréciation de la gravité de la crise par la Tunisie dès son début, soulignant les mesures prises face à cette crise et les enseignements tirés au plan national et sur les projections économiques, situant le taux de croissance à 6%.

    Les prémices de la crise des "subprimes"

    S'agissant des origines de la crise, le gouverneur de la BCT a précisé qu'à la base, la présente crise est due à la prolifération des crédits hypothécaires dits « subprimes », accordés à des taux d'intérêt variables au cours des dernières années par les banques américaines à une catégorie de clientèle à risque élevé, à un moment où les taux d'intérêt étaient faibles. Ces prêts ont été transformés par la suite en titres sur le marché financier.

    Dès le relèvement des taux directeurs de la Fed, pour des raisons de politique monétaire, un pan entier de cette clientèle s'est trouvé dans l'incapacité de rembourser.

    S'agissant des conditions qui ont favorisé l'émergence de cette catégorie de crédits, il faut rappeler que l'éclatement de la bulle Internet au début des années 2000 et les évènements du 11 septembre, ont amené les autorités monétaires américaines à assouplir de manière très agressive leur politique monétaire en réduisant le taux des « Fed Funds », principal taux directeur de la Réserve Fédérale, de 6,5 pc à fin 2000 à seulement 1 pc en juin 2003, ce qui a favorisé le développement des crédits logement.

    Mais, le double mouvement de remontée des taux d'intérêt directeurs de la Fed (qui ont atteint 5,25 pc en juin 2006) et de baisse des prix de l'immobilier aux Etats-Unis (depuis 2006) a conduit à des défauts de paiement de nombreux emprunteurs et partant à la mise en situation de faillite ou de quasi-faillite des établissements spécialisés en crédits hypothécaires à risque.

    Les grandes banques ayant financé ces organismes ont enregistré des pertes conséquentes suite à ces faillites, et ont même accéléré ce mouvement en exigeant des remboursements anticipés auxquels les organismes spécialisés dans le subprime ne pouvaient plus faire face.

    D'autre part, et compte tenu de la faiblesse de la rémunération du crédit, du rétrécissement des marges et de la réduction de plus en plus importante des commissions et autres frais bancaires, les banques internationales ont dû chercher d'autres sources de revenus. Cela les a conduit à une prise de risques excessive, dont les effets ont été mal évalués.

    En effet, outre ces crédits subprime, les banques internationales, en particulier les banques d'investissement américaines, se sont lancées dans le montage, la structuration et la commercialisation de multiples produits financiers extrêmement sophistiqués, notamment la titrisation des crédits hypothécaires.

    Cette structure de marché, centrée au départ sur les organismes para-publics, s'est relevée extrêmement profitable et a attiré la concurrence des grandes institutions financières.

    La titrisation permet en effet aux prêteurs d'engranger des commissions de leurs activités de souscription sans pour autant être exposés aux risques de crédit, de marché ou de liquidité puisqu'ils vendent les prêts qu'ils accordent.

    Selon M.Baccar, l'effet de contagion s'est ensuite fortement amplifié par la quasi-disparition de marchés pour les produits structurés adossés à ces crédits subprime, et dont une bonne partie s'est avérée détenue dans les portefeuilles des banques d'investissement.

    C'est ce qui explique la faillite de Lehman Brothers ou Bear Stearns, le rachat de Merrill Lynch par Bank of America et les difficultés encore vécues par d'autres institutions financières.

    La détérioration de la situation sur les marchés financiers internationaux, la propagation de cette crise au système bancaire européen et la persistance d'un climat de profonde incertitude ont amené les autorités américaines et européennes à intervenir massivement pour renflouer, dans un premier temps, les fonds propres de certaines institutions financières stratégiques (Fannie Mae, Freddie Mac et AIG) puis proposer dans un deuxième temps un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars pour recapitaliser les banques encore en difficulté.

    Quelles sont les conséquences de la crise financière?

    En ce qui concerne, les conséquences et les enseignements possibles sur le plan international de cette crise, M.Taoufik Baccar, a précisé qu'outre les fortes pertes déjà enregistrées par les grandes banques internationales et dont le total a déjà dépassé les 500 milliards de dollars, sans compter le risque de pertes supplémentaires, le risque majeur auquel la Réserve Fédérale et les banques centrales des principaux pays industrialisés essaient de faire face, est le risque de paralysie totale du marché monétaire international.

    En effet, le climat d'extrême incertitude prévalant actuellement sur les marchés a fortement entamé la confiance et le degré de liquidité sur ce marché, malgré les interventions répétées des autorités monétaires pour y injecter des liquidités.

    Ce qui explique d'ailleurs, selon le directeur de la BCT, la persistance d'écarts importants entre les taux pratiqués sur ces marchés et les taux directeurs des principales monnaies.

    Cette crise risque aussi de tirer l'économie mondiale vers le bas. En effet, le spectre de la crise du système bancaire japonais, dont les effets se sont étalés sur plus de dix ans, est toujours présent à l'esprit.

    Crise financière : Remèdes

    Cette crise va certainement amener à corriger un certain nombre d'orientations. La crise subprime est un croisement entre deux phénomènes: l'orientation massive par les banques de l'épargne vers le secteur de l'habitat, et l'utilisation sans garde-fous, des techniques financières très sophistiquées et souvent non transparentes, telles que la titrisation, qui fournissent l'effet de levier, et mènent au décalage entre la sphère réelle et la sphère financière.

    Cette crise, estime le gouverneur de la banque centrale, va imposer une réglementation plus stricte de ces activités. Elle va également amener les autorités à réorienter les banques vers le financement des activités du secteur réel à l'instar des activités industrielles, des activités d'économie d'énergie, de nouvelles technologies à, activités que les banques ne savent pas suffisamment faire actuellement.

    Tout sera fait, a t-il affirmé, pour éviter ce décalage dangereux entre la sphère réelle et la sphère financière.
    La Tunisie est-elle à l'abri de la crise financière actuelle? Pour ce qui est de l'appréciation de la gravité de la crise dès son début, M.Baccar a avancé que l'ampleur de la crise a été mesurée dès son déclenchement. En juillet-août 2007, La Tunisie était en pleine sortie sur le marché financier au Japon, quand les premiers signes augurant d'une grave crise financière faisaient leur apparition.

    Face à une marge de crédit escomptée de 45 à 50 points de base, la BCT a dû céder 25 points de base pour pouvoir réussir la mobilisation des ressources. Certains pays ou institutions financières, a t-il fait remarquer, n'ont pas pu à l'époque réaliser leurs sorties sur ces marchés.

    Par la suite, et sur instructions du Président de la république, une commission d'évaluation et de suivi a été créée et une série de mesures a été adoptée tant au niveau de la gestion des réserves en devises du pays, qu'au niveau de la réglementation des crédits de logement, a rappelé le gouverneur de la BCT.

    Concernant l'évaluation de l'impact possible de cette crise sur l'économie tunisienne, M.Baccar a estimé qu'il faut distinguer entre l'impact direct, et l'impact indirect ou à terme.

    Cette crise a immédiatement pour impact d'augmenter la marge appliquée aux crédits mobilisés sur le marché financier international, particulièrement par les pays émergents. Il s'agit là, a t-il précisé, d'un ancien réflexe, étant donné pour une fois, cette crise n'est pas partie des pays émergents comme ce fut le cas de la crise du sud-est asiatique, ou de la crise de la dette mexicaine.

    A titre d'exemple, les marges sur les émissions tunisiennes qui ont baissé jusqu'à 40-50 points de base pour des maturités de 5 à 10 ans, sont passées au pic de la crise, lors de la faillite de Lehman Brothers, à plus de 200 points de base.

    Pour cette raison, la Tunisie, a indiqué le gouverneur, n'est pas sortie sur le marché financier en 2008, et la Banque Centrale a proposé au gouvernement de ne pas le faire aussi en 2009, et de mobiliser les ressources nécessaires au budget de l'Etat exclusivement sur le marché local, d'autant que le pays connaît sur le plan interne, une situation de surliquidité depuis le début de 2008.

    En dehors de cela, il a souligné que les institutions financières tunisiennes n'utilisent pas de façon massive les techniques qui étaient à l'origine de la crise et du décalage entre la sphère réelle et la sphère financière à l'instar des produits de titrisation structurés: les Mortgages Backed securities ou MBS, les crédits Defautl Sawp ou CDS, les Collateralized Debt Obligations ou CDO à du fait que les placements des banques locales de leurs ressources en devises sur les marchés financiers internationaux obéissent à des règles strictes.

    Concernant la Bourse de Tunis, la part des étrangers dans la capitalisation boursière, de l'ordre de 25 pc, est détenue par des actionnaires de référence et non par des investisseurs financiers, ce qui lui confère, selon lui, une certaine stabilité et la met, a priori, à l'abri des risques de contagion.

    Pour ce qui est de l'impact indirect, il est évident, a avancé M.Baccar, que si l'économie mondiale entre dans une phase de récession, son impact sera direct sur l'économie tunisienne, La Tunisie étant un pays ouvert sur l'extérieur, et à terme aucun pays ne peut être à l'abri de cette crise que beaucoup de spécialistes comparent à celle de 1929.

    Le schéma retenu pour 2009, a relevé le gouverneur de la BCT, table sur une augmentation de la croissance de 6 pc contre 5,1 pc estimé pour 2008, grâce en particulier à la demande extérieure, et c'est dire la nécessité de continuer le renforcement de notre capacité concurrentielle.

    Mesures prises par la Tunisie pour parer à cette crise

    Concernant les mesures prises pour parer à cette crise, M. Taoufik Baccar a souligné que face à la forte remontée des marges de crédits et à l'incertitude croissante régnante sur les marchés des capitaux internationaux, il a été décidé au niveau de la gestion des réserves en devises du pays, primo de ne pas programmer de sortie sur les marchés financiers internationaux en 2008 et en 2009, secondo d'orienter les placements en devises de la Banque Centrale de Tunisie vers les instruments d'investissement les plus sûrs, à savoir les bons et obligations du Trésor en euro et accessoirement en dollar émis par les principaux pays industrialisés, disposant d'une notation financière « AAA ».

    Il faut signaler à ce titre, a t-il ajouté, que La Tunisie n'a aucun placement auprès des banques Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch, ou encore Fortis, soit les banques qui ont été le plus touchées par la crise subprime.

    Sur le plan national, et tirant les enseignements de ce qui s'est passé aux Etat-Unis pour les crédits subprime, la durée des crédits logement de la Banque de l'Habitat a été allongée de 15 à 25 ans et La Tunisie a pris une orientation vers les taux fixes, mesure prise par le Président de la République en avril 2008, afin de préserver la capacité de remboursement des ménages et leur éviter toute exposition future au risque éventuel de hausse des taux d'intérêt. Cela va dans le sens également de la préservation de la solidité financière du système bancaire, a expliqué le gouverneur de la banque centrale.

    Sur le plan macroéconomique, et dans une perspective à moyen et long termes, il s'agit, selon lui, de continuer les programmes d'amélioration de la compétitivité de l'économie, de rationalisation des dépenses et de maîtrise des charges afin d'essayer de remplacer l'impact de la récession mondiale par des gains de parts de marché. C'est vital, a t-il avancé.

    Cellule de veille à la BCT

    S'agissant des enseignements à tirer de cette crise financière pour l'économie tunisienne, le gouverneur de la BCT a affirmé que cette crise réconforte le pays dans les choix faits par le Président de la République au moins à deux niveaux.

    D'abord, La Tunisie a opté pour une démarche progressive sur la voie de la convertibilité du dinar, basée sur une approche qui donne la priorité aux opérations courantes directement liées à l'activité productive, et qui procède progressivement en ce qui concerne les opérations du compte capital.

    Le pays s'est toujours montré prudent à l'égard de l'entrée des flux de capitaux à court terme, par définition très volatils, et dont la sortie brusque et massive peut ruiner une économie. Ensuite, La Tunisie a été confortée quant à ses choix sur le plan bancaire. Déjà en 2001, a rappelé M.Baccar, le pays a opté pour la banque universelle en abandonnant la formule banque d'investissement.

    Cette crise montre la justesse de ce choix, puisque les deux dernières banques d'investissement américaines à savoir Goldman Sachs et Morgan Stanley cherchent désor mais à s'adosser à une banque commerciale et à se convertir ainsi à une banque universelle. Le réseau est fondamental pour les ressources d'une banque, ça lui permet de garantir un matelas de ressources stables. C'est pour cela que la Tunisie s'est attelée à transformer les ex-banques de développement en banques universelles. C'est déjà chose faite pour la BTK, la BTE, la TQB à cela ne veut pas dire que la fonction investissement ou développement doit disparaître, bien au contraire elle doit se renforcer, mais en s'adossant à la mobilisation de ressources stables et en étant un instrument de soutien à l'investissement réel et non à l'investissement financier fictif et à la spéculation. Enfin, M.Baccar a souligné que face à la gravité de la situation à l'échelle internationale et pour parer à tout risque pouvant affecter le système bancaire national et partant l'économie tunisienne dans son ensemble, une cellule de veille sous la responsabilité de la Banque Centrale de Tunisie a été instituée, sur instructions du Président de la République, pour suivre de très près l'évolution de la situation sur les marchés financiers internationaux. L'objectif étant de prendre à temps les dispositions qui s'imposent pour préserver les acquis de l'économie tunisienne.
     
    3 شخص معجب بهذا.
  2. Snap

    Snap عضو

    إنضم إلينا في:
    ‏22 نوفمبر 2006
    المشاركات:
    71
    الإعجابات المتلقاة:
    2
      09-10-2008 10:47
    merci beaucoup c'etait très instructif, de quoi etre fier de notre pays:tunis:
     
  3. cortex

    cortex كبير مراقبي منتدى الأخبار الطبيّة والصحيّة الحديثة طاقم الإدارة

    إنضم إلينا في:
    ‏11 نوفمبر 2006
    المشاركات:
    6.981
    الإعجابات المتلقاة:
    5.044
      12-10-2008 09:09
    Troisième intervention du Gouverneur de la BCT cette semaine: Baccar expose toutes les mesures prises pour éviter les effets négatifs de la crise internationale; 1530 millions DT entre surliquidités et réserves obligatoires disponibles à la BCT

    "Les facteurs à l'origine de la crise financière internationale qui secoue actuellement le monde n'existent pas en Tunisie" , a déclaré . Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), au cours d'une conférence de presse, tenue, ce vendredi 10 octobre, à Tunis.

    M. Baccar a ajouté que "la situation en Tunisie est totalement différente, et ce, pour plusieurs raisons, consistant notamment en le maintien de l'encours des crédits de logement à des niveaux acceptables, ne dépassant pas 10% du PIB, contre environ 87% aux Etats-Unis.

    Par ailleurs, le montant du crédit de logement ne peut dépasser 80% du prix du logement, la durée du crédit du logement peut atteindre 25 ans en vue d'alléger la charge du crédit et les banques sont tenues d'appliquer un taux d'intéret fixe, pour les crédits de logements dont la durée dépasse 15 ans, ce qui réduit les retombées néfastes de la hausse du taux d'intéret sur le marché monétaire.

    Des mesures importantes pour faire face à la crise Le gouverneur de la BCT a indiqué que la Tunisie a pris, dès l'année 2007, des mesures importantes visant à faire face à la situation. Parmi ce mesures la nécessité d'informer la clientèle, en cas d'adoption d'un taux d'intérêt variable, des répercussions pouvant résulter de la hausse du taux d'intérêt sur le marché monétaire et son effet sur les tranches mensuelles dues.

    En outre, les crédits logements accordés par la Banque de l'habitat (BH) dans le cadre de l'épargne-logement sont soumis à un taux d'intérêt fixe de 6,75% seulement.

    Le gouverneur de la BCT a ajouté que la Tunisie accorde une importance particulière aux catégories sociales aux revenus modestes à travers la mise en place de plusieurs mécanismes de financement de l'habitat en leur faveur. Parmi ces mécanimes, figure le Fonds de promotion du logement pour les salariés "Foprolos" qui est financé par le Trèsor public à des taux d'intérêt fixes et faibles.

    Evoquant les éventuels impacts de la crise mondiale sur le système financier tunisien, M.Baccar a indiqué que «la maîtrise des trois canaux de transmission possible de cette crise, en l'occurrence, placements des avoirs en devises à l'étranger, recours aux marchés financiers internationaux et investissements étrangers dans la bourse de Tunis, suffit à elle seule pour écarter toute contagion du marché national».

    Concernant les placements des avoirs en devises à l'étranger, le gouverneur de la BCT a indiqué « qu'aucune opposition n'a été enregistrée sur les placements tunisiens » et cela s'explique par le fait que ces placements sont principalement effectués à travers la BCT.

    M.Baccar a indiqué que la BCT a adopté depuis le déclenchement de la crise en août 2007, plusieurs mesures visant à assurer la sécurité de ses placements dont la réduction de la part des placements auprès des banques internationales de 75% du total des réserves avant la crise à 39% actuellement. L'objectif est de ramener cette part à 30%, d'ici fin octobre 2008.

    La banque centrale a privilégié, également, l'investissement dans les titres obligataires souverains qui présentent le plus haut degré de sécurité (70%).

    Autres mesures : la BCT a effectué des dépôts auprès des banques internationales de premier rang. Cela a concerné les banques notées ''A'' depuis le début de l'année, mesure renforcée depuis le mois d'octobre en se limitant aux banques notées ''AA''.

    L'objectif est de limiter les maturités des placements bancaires à 1 mois au maximum, afin de préserver un degré élevé de liquidité, ce qui garantit une meilleure réactivité.

    Pour ce qui est des banques tunisiennes, il convient de signaler qu'elles ne sont autorisées à placer sur les marchés internationaux que les avoirs en devises des non-résidents.

    Le gouverneur de la BCT a précisé que la cellule de veille, créée pour la circonstance, a examiné les placements actuels des banques et n'a relevé aucun incident de paiement, sachant que ces placements représentent principalement des dépôts auprès des banques-mères à l'étranger (ATB auprès d'Arab Bank, Citibank auprès de Citigroup, etc.).

    Excédent de liquidité sur le marché monétaire

    Il a ajouté que la décision de ne pas recourir en 2008 aux marchés financiers internationaux pour la mobilisation de ressources extérieures a permis à la Tunisie d'éviter le coût additionnel lié à l'élargissement des marges de crédit. De même, et compte tenu de la disponibilité des liquidités sur le marché domestique, qui représente l'alternative au recours à l'endettement extérieur. La même ligne de conduite sera poursuivie en 2009.

    M.Baccar a avancé que le marché monétaire se caractérise, en Tunisie, par une surliquidité importante ayant amené la banque centrale à intervenir pour éponger l'excédent de liquidité qui s'élève actuellement à 615 millions de dinars auxquels s'ajoute une enveloppe de 915 millions de dinars à titre de réserves obligatoires non rémunérées constituées par les banques auprès de la banque centrale.

    De ce fait, une enveloppe de 1530 millions de dinars est disponible pour être injectée en cas de besoin.

    Les banques continuent, a t-il ajouté, à s'échanger les liquidités de manière normale et l'encours moyen de l'interbancaire s'élève à 610 millions de dinars dont 72% sont à terme.

    Ceci dénote de l'état de confiance qui règne au sein du secteur bancaire tunisien. Les canaux par lesquels la crise financière internationale pourrait se transmettre sont maîtrisés, a t-il affirmé. La participation étrangère en dehors de celle des actionnaires de référence ne dépasse par 3% de la capitalisation boursière.

    Le gouverneur a relevé qu'une frange de ces investisseurs, constituée de fonds, s'est déjà désengagée de sa participation au cours du mois de septembre.

    Ce comportement ne résulte pas d'un manque de confiance dans l'économie tunisienne, a t-il expliqué, mais découle plutôt d'un besoin de liquidité face à un marché international asséché.

    S'agissant du marché boursier tunisien, les cours boursiers n'ont pas connu au cours des dernières années d'augmentation excessive pouvant exposer le marché à des corrections, tout en signalant que la capitalisation actuelle est inférieure à 20% du PIB, alors qu'elle dépasse les 100 pc dans certains pays.

    Situation financière solide

    M.Baccar a affirmé que les fondamentaux du marché sont sains du fait que les indicateurs afférents aux entreprises de la cote, dénotent de la solidité de leur situation financière. En ce qui concerne la situation des banques, elle ne cesse de s'améliorer et le produit net bancaire s'est accru de 12,8% au cours du premier semestre 2008.

    De même, la confiance des clients dans le secteur bancaire ne cesse de se renforcer telle que l'atteste l'augmentation de 13,7% de leurs dépôts sur la période août 2007/août 2008. Le gouverneur de la BCT a affirmé qu'aucun pays ne peut être a l'abri d'une baisse de la croissance économique mondiale, ce qui montre l'importance des programmes, mesures et réformes adoptés par la Tunisie, en vue de renforcer la production et relever la compétitivité de l'économie nationale, soulignant que la commission qui vient d'être créée sur instructions du président de la république vise la présentation de propositions concrètes permettant de poursuivre l'oeuvre de développement sur des bases solides.
     
  4. وضاح

    وضاح عضو جديد

    إنضم إلينا في:
    ‏3 أفريل 2008
    المشاركات:
    10
    الإعجابات المتلقاة:
    7
      18-11-2008 23:14
    svp 3andekch court 34al BCT
     
    1 person likes this.
  5. aymouna

    aymouna عضو مميز

    إنضم إلينا في:
    ‏1 سبتمبر 2008
    المشاركات:
    820
    الإعجابات المتلقاة:
    1.125
      19-11-2008 10:33
    :besmellah1:
    voilà le site de la BCT www.bct.gov.tn
    j'ai publier au forum des cours au nom cours master BMF alors téléchargez droit bancaire vous trouveriez toutes les informations de BCT et les banques de dêpots, offshore, de développement.....:ahlan:
     

مشاركة هذه الصفحة

جاري تحميل الصفحة...