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    إستبعاد الملاحظة

Malbouffe résistante, obésité rampante

الموضوع في 'English & French Archive' بواسطة cortex, بتاريخ ‏9 أكتوبر 2008.

  1. cortex

    cortex كبير مراقبي منتدى الأخبار الطبيّة والصحيّة الحديثة طاقم الإدارة

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      09-10-2008 14:47
    Ces faux amis de notre santé

    Excès de graisses saturées, véhiculé par les fast-foods, trop de sucre et grignotage incessant. Conséquence : une surcharge pondérale parfois invalidante. Quelques idées pour retrouver la bonne bouffe, la cuisine méditerranéenne et quelques recettes de grand-mère. Pour le plaisir du palais aussi.

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    L'obésité s'installe chez nous et s'attaque même aux plus jeunes​


    Rebelote ! Retour en force du fast-food qui retrouve sa fière culture et son indécent déballage , sans compter ses délétères exhalaisons qui envoûtent les estomacs creux. Rien n’y fait : le triomphe des plats, dégoulinant d’huile de la frite devenue parangon et chef de file de toutes les mauvaises fritures et les graisses en tous genres ,n’est pas près de cesser, ni même de faiblir, tant s’en faut. Le rythme des deux séances, même aménagé, la propagation comme une traînée de poudre des tickets-restaurants, la perte notoire des repères de la cuisine méditerranéenne, la nôtre, pourtant tant vantée par les plus éminents nutritionnistes pour sa haute teneur en fibres, sels minéraux, en huile insaturée (huile d’olive) et en protéines vivement conseillées (le poisson, toutes espèces comprises), pour ne pas alourdir davantage la liste des expédients fréquemment invoqués, tout cela concourt activement à la regrettable éclipse des plats traditionnels, des plats maisons fondés sur les recettes de grand-mère. D’Oumek sannafa qui, à bien y regarder (pas de ce regard producteur de malentendus), n’a pas pris une ride. A preuve : l’engouement sans cesse avéré l’espace de chaque Ramadan, pour le couscous au mérou ou au sfen, les spaghettis aux chevrettes, les salades vertes faites de crudités à la fraîcheur pétillante, la succulente soupe aux sparès, etc.

    C’est exprès que l’on n’évoque ici, ni mloukhia, ni madfouna, ni même kammounia, juste pour ne pas trop abuser de la patience de ces dames jalouses de leur temps libre ! Très long préambule — combien nécessaire, avouons-le ! — pour enfermer le fast-food dans le box des accusés, voué qu’il est à toutes les gémonies et méritant procès autant que les chips bourrées de graisse et les sucreries. Procès, sans plaidoirie possible, pour leur rôle dans l’ampleur de l’obésité dont n’est exempte aucune tranche d’âge et les troubles métaboliques dont elle est l’instigatrice et la promotrice.



    Cinq fruits et légumes et plus de grignotage



    En effet, graisses animales et sucres,transitant par gargotes et supermarchés avant de choir dans les estomacs, sont clairement mis à l’index, avec d’être mis au pilori, et directement incriminés dans la propagation de l’obésité, de par leur apport considérable en calories dont la «semi-sédentarité» du Tunisien lambda ne saurait à terme venir à bout ou en brûler le trop-plein. Imaginez le nombre de Michelin (il s’agit bien entendu de la mascotte et non du guide que nous verrions à l’école, à l’usine, et dans les bureaux des administrations, et même derrière les comptoirs et les guichets, s’il n’y avait en contrepoids cet autre engouement, très salvateur celui-là, pour l’exercice physique pendant les heures creuses (jogging, cours de natation, matches de foot improvisés dans les quartiers…). Un engouement à encourager, certes.

    Mais au rythme actuel, à force de grignotage et d’abus inconsidéré de sodas et de frites, l’on ne s’étonnera pas de voir apparaître un jour de véritables «sumos», à la surcharge pondérale légendaire.

    Pourtant, «Dr Hakim» — notre éminent nutritionniste qui nous renvoie constamment à tous nos torts — ne cesse de plaider — sa plaidoierie est brillante — pour un retour immédiat à la cuisine méditerranéenne et aux plats maison (sans additifs, ni conservateurs, ni colorants), ni fustigiant. Son réquisitoire est impitoyable, la «malbouffe» est source d’élévation du taux de mauvais cholestérol, de valse glycémique et d’apparition de bourrelets et de diverses acnés, le tout cumulé ! Ou pourquoi la cuisine méditerranéenne, jusqu’à l’obsession parfois ? Tout simplement parce que c’est la seule cuisine au monde où figurent au moins trois légumes crus (oignons, poivrons, concombre) et autant de fruits ( tomates fraîches, pommes acidulées et bon marché et citron pressé), servis en salade fort appétissante. Donc, contre l’obésité, remède il y a. Et quel remède mes aïeux. Plus efficace que la meilleure pharmacopée, si tant est que cette pharmacopée existe et soit sans retombées néfastes sur la santé, ce qui n’est pas du tout sûr de nos jours.

    Certes, le retour aux sources, c’est-à-dire à la bonne bouffe, paradoxalement la bouffe la moins coûteuse n’est pas du tout acquis. C’est ramer à contre-courant de la réalité bien de chez nous, celle de tout pays émergent, en fait, que d’affirmer séance tenante que tout le monde va dès demain bouder de concert chawarma, keftagi et sandwiches à la mayonnaise chimique et au merguez «fourre-tout» se privant involontairement de légumes et de fruits de saison.



    Nouvelles pistes



    Mais est-ce une raison de baisser les bras et d’assister en spectateur à l’hégémonie du fast-food qui s’adapte bien, prend toutes les formes imaginables et ruse à bon escient du design et d’enseignes alléchantes? Point. Pour damer le pion à ce fléau, source d’obésité et de maladies cardio-vasculaires, plus d’une piste s’offre à nous, à vrai dire.

    Effectivement, et en plus de la prise de conscience individuelle des affres de la «malbouffe» qui est toujours souhaitable, d’autres points sont à explorer dès aujourd’hui.

    Plutôt que de simples explorations, il s’agit en fait d’actions à mener concrètement pour ainsi dire redresser la barre. Désormais, s’impose une sensibilisation, à travers les structures représentatives des gargotiers et des petits restaurateurs à l’impératif d’inclure dans tous les menus ou plats dits légers (la blague!) des crudités (oignons, betteraves, carottes, concombre), poissons et de proposer au moins un fruit de saison. Le même impératif s’applique aux responsables des cantines scolaires et préscolaires où, de l’avis général des parents et des élèves eux-mêmes, les menus sont souvent insipides, même s’ils sont, dit-on, correctement nutritifs. Ces correctifs obligatoires doivent être d’évidence introduits sous l’œil vigilant de nutritionnistes diplômés et de structures spécialisées. Pourquoi, d’ailleurs, s’abstenir de recommander le recours à des chefs cuisinniers pour l’instauration de menus scolaires incluant les plats traditionnels hautement nutritifs et parfaitement équilibrés, donc «anti-obésité»? De cette initiative tant attendue, l’on escomptera, in fine, l’émergence d’une véritable culture de la bonne bouffe. Car c’est dès le bas âge que le palais s’affine et que le bon goût se forme.



    Régime fiscal et éducation culinaire



    Cette action à grande échelle où les nutritionnistes auront le beau rôle au même titre que les chefs cuisiniers pour les «démos», comme on dit, s’avérera de peu de portée, elle ne sera même qu’un feu de paille si elle n’est pas soutenue à la base par d’autres initiatives de longue durée celles-ci.

    Faisant du chemin dans plus d’un hémicycle dans certains pays de l’autre rive de la Méditerranée, l’idée d’instituer un régime fiscal spécifique détaxant partiellement les produits frais et taxant davantage les huiles saturées, les graisses animales alimentaires et les friandises de toutes sortes est, toutes proportions gardées, bonne à prendre.

    Corollairement et en vue de mieux s’inscrire dans la durée, l’on aura tout à gagner à instituer des cours scolaires (dans les collèges surtout) d’éducation culinaire. Tout d’abord, miser sur la sensibilisation et recourir à tous les supports pour s’acquitter de cette tâche.

    Ce n’est que dans une phase ultérieure que l’on édifiera, au sein des collèges toujours, des espaces pour abriter des cuisines d’essai et d’apprentissage.

    Ainsi émergera un véritable barrage, mobile de surcroît, contre la «malbouffe» qui ne tardera pas ainsi à céder du terrain et à retrouver ses justes proportions : celles d’un recours ou d’un relais dès qu’il y a urgence (lors de déplacements imprévus, par exemple).

    L’obésité rampante recevra un jour l’estocade finale. Et l’argent — des sommes considérables — qui sert à la dégraisser et à la soigner pourrait être consacré à aménager davantage de parcours sanitaires et à construire d’autres salles omnisports couvertes
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  2. seiftn

    seiftn عضو نشيط

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      09-10-2008 17:11
    l'article est intéressant et très utile à plus d'un mais n'oublies pas d'en citer la source la prochaine fois


    :tunis:
     

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