Un nouveau vaccin contre Alzheimer à l'essai

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏30 أكتوبر 2008.

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      30-10-2008 00:47
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    De nombreux essais thérapeutiques sont en cours.

    Un vaccin, destiné non pas à prévenir mais à traiter la maladie d'Alzheimer, pourrait être prêt dans les cinq prochaines années. Trois essais cliniques de phase II sont en cours dans le monde, et notamment en France avec un produit développé par Wyeth et Elan Pharmaceuticals. Ils incluent au total plus de 300 malades atteints, d'une forme légère à modérée, d'Alzheimer. Ce projet a été présenté récemment, à Montpellier, lors d'un colloque qui faisait le point sur tous les essais de médicaments testés actuellement contre cette forme de démence. Il y a urgence à mettre au point des molécules efficaces contre cette maladie face à laquelle la médecine ne peut pas grand-chose pour l'instant.

    Le cerveau des malades d'Alzheimer présente deux caractéristiques principales : d'une part des plaques de peptides béta-amyloïdes s'accumulent autour des cellules nerveuses ; d'autre part, des protéines tau se concentrent à l'intérieur des neurones et, à terme, les tuent. Le vaccin contre Alzheimer a pour objectif de détruire les peptides béta-amyloïdes. Le principe est d'injecter des fragments synthétiques du peptide béta-amyloïde, afin que l'organisme fabrique des anticorps dirigés contre ce peptide pour l'éliminer.

    Au début des années 2000, un vaste essai de vaccin avait suscité un grand espoir, jusqu'à ce qu'il soit suspendu du fait de réactions encéphaliques graves. Sur les 300 malades souffrant d'une forme modérée d'Alzheimer ayant reçu le vaccin, 18 sont morts d'une encéphalite. «Mais les biopsies du cerveau des personnes décédées ont mis en évidence la diminution, voire la disparition des lésions liées à la maladie et notamment des plaques amyloïdes, explique le professeur Françoise Forette (hôpital Broca, Paris). Si le candidat vaccin testé n'était à l'évidence pas le bon, cette piste reste très intéressante.» Depuis, une nouvelle version du vaccin a été mise au point par les laboratoires Wyeth et Elan Pharmaceuticals. Il ne contient que 6 acides aminés au lieu des 42 du vaccin précédent, sélectionnés pour prévenir le risque d'inflammation méningo-encéphalique. Les premiers résultats seront disponibles dans trois ans.

    Dans une démarche similaire visant aussi à détruire les plaques amyloïdes, d'autres laboratoires misent sur des injections directes d'anticorps (immunisation passive). La société Baxter vient ainsi d'annoncer le début d'une étude de phase III chez 360 malades, avec une immunoglobuline constituée d'un mélange d'anticorps, déjà commercialisée dans le traitement des déficits immunitaires. Un essai de phase III est aussi en cours avec un anticorps monoclonal, le Bapineuzumab (Elan Pharmaceuticals), qui se lie spécifiquement avec la protéine béta-amyloïde. L'étude inclut plus de 1 200 patients dans différents pays dont la France. Si ses bénéfices se confirment, le Bapineuzumab pourrait atteindre le marché dès 2011.

    Prudence des spécialistes

    Au total, pas moins d'une quinzaine d'essais cliniques explorent la piste vaccinale ou de l'immunisation passive. Ces molécules ouvriront peut-être l'ère des «disease-modifying drugs», une nouvelle génération d'anti-Alzheimer qui seraient enfin capables de ralentir, voire de stopper les dégâts cérébraux de la maladie. Car les médicaments commercialisés visent à compenser les déficits en neurotransmetteurs, avec des effets plus que modestes.

    D'autres chercheurs espèrent modifier le cours de la maladie en bloquant l'accumulation des protéines tau dans les neurones. Cet été, les résultats d'un essai de phase II avec un médicament anti-tau, le Rember (methylthioninium), ont fait sensation lors d'un congrès international (nos éditions du 30 juillet 2008). Au bout de dix-neuf mois, les patients traités par cette molécule étaient toujours stables sur le plan neurologique, alors que ceux sous placebo continuaient de décliner.

    Si le prochain essai à large échelle est concluant, la demande d'autorisation de mise sur le marché pourrait être déposée d'ici à 2012, estime son fabricant, TauX. Autre bonne surprise, un antihistaminique (un médicament anti- allergique) commercialisé en Russie, le Dimebon, semble efficace pour améliorer la mémoire et les troubles du comportement. «Ce produit qui agit sur les mitochondries fait l'objet d'un essai de phase III. Les résultats sont attendus en 2010» précise le Pr Bruno Vellas (responsable du Gérontopôle, CHU de Toulouse), qui coordonne l'étude en France.

    Les spécialistes restent toutefois prudents. Des nouveaux médicaments jugés prometteurs en phase précoce se sont révélés décevants par la suite. Une étude publiée le 15 octobre dans le Jama a ainsi démontré qu'une supplémentation par de fortes doses de vitamines du groupe B ne servait à rien.
     
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