L'histoire de l'A.C. Milan

الموضوع في 'أرشيف منتدى الرياضة' بواسطة tomeo23, بتاريخ ‏5 فيفري 2009.

  1. tomeo23

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      05-02-2009 23:54
    La Genèse : des origines anglo-saxonnes
    1891. Un jeune footballeur anglais de 21 ans, Herbert Kilpin, né à Nottingham et ayant évolué pour le Notts Olympic ainsi que pour Saint Andrews, s'expatrie en Italie et décide de jouer pour l'Internazionale Turino, l'ancien nom du club grenat plus connu actuellement sous le nom de Torino. Dans ce club de la ville de Turin, il y restera 7 années avant de rejoindre, en 1898, la Lombardie et la cité de Milan. N'ayant d'yeux que pour le football, il fonde environ un an plus tard, le 16 décembre 1899, le Milan Foot-Ball & Cricket Club. Herbert Kilpin en sera l'entraîneur-joueur jusqu'en 1907. Le Président, quant à lui, sera l'un des nombreux co-fondateurs, discret mais bien présent, dénommé Alfred Ormonde Edwards. Il s'agit d'un ingénieur et vice-consul britannique à Milan, ami de Kilpin, qui financera et dirigera le club entre 1899 et 1908. Sous l'impulsion des ces deux personnalités anglo-saxonnes, le Milan remportera 3 titres de champion d'Italie (1901, 1906 et 1907). L'AC Milan puise donc ses origines à la source britannique, le pays fondateur du football, chose dont chaque tifoso rossonero peut être fier.

    Un club, une équipe, un maillot, un stade, une ville !
    Certains d'entre-vous se demandent probablement pourquoi l'on parle de l'AC « Milan » en lieu et place du nom italien de la ville, qui voudrait que notre club se nomme l'AC « Milano ». Tout simplement parce que nos origines sont anglaises et qu'en l'honneur du fondateur du club, c'est le nom anglais de la ville qui a été choisi pour le désigner. De même, les couleurs du maillot n'ont pas été choisies au hasard : « Nous devrons être le diable et faire peur à tout le monde », avait déclaré Kilpin au moment de la création du club. Le rouge du diable associé au noir du néant rappellent cette célèbre phrase et perpétuent cette tradition en ce sens. D'autres rumeurs prétendent également que l'association du rouge (révolutionnaire) et du noir (anarchiste) serait purement politique, le Milan ayant été longtemps supporté par les ouvriers immigrés, étrangers et italiens venus du sud du pays, travaillant dans la ville. C'est aussi de ce rouge et de cette citation concernant le diable que vient le surnom de « diavoli » (« diables » en italien) pour le club « rossonero » (« rouge et noir »). Quant au stade, sa construction commence en 1925 et Piero Pirelli, alors Président du Milan, l'inaugure un an plus tard, le 26 septembre 1926, à l'occasion d'une défaite 6-3 du Milan face à l'Inter, devant 35.000 spectateurs.

    La dissidence et les changements de nom
    Moins d'un an après son 3e titre de champion d'Italie, le Milan doit faire face à un événement assez singulier. A l'époque, le seul et unique club de la ville refuse de faire jouer les étrangers dans son équipe. C'est pourquoi, le 9 mars 1908, un groupe de 43 dissidents du club décident de fonder une nouvelle équipe à Milan : le Football Club Internazionale Milano, qui autorisera tous les étrangers à pouvoir jouer au football. Une rivalité était née. Ensuite, en 1919, un changement de dénomination intervient : le Milan CFC devient le Milan FC, abandonnant son activité de Cricket, présente depuis la création. Ce nom restera le même pendant 19 ans avant que le régime fascite de Mussolini, en 1938, n'oblige le club à italianiser son appellation : l'« Associazione Calcio Milano » était née. Enfin, le nom que l'on connaît aujourd'hui intervient 8 ans plus tard, après la fin de la seconde guerre mondiale, et reprendra le nom anglais tout en gardant son préfixe italien. La marche de l'« AC Milan » était en route.

    44 ans de disette
    La plus longue période du club sans le moindre titre, national ou international, intervient après le 3e scudetto remporté par le Milan, en 1907. Il faudra en effet attendre 1951 pour voir les rossoneri de nouveau Champions d'Italie et par la même occasion signer un doublé avec la Coupe Latine, l'ancêtre de la Coupe de l'UEFA. Durant cette interminable période vierge de tout palmarès de premier ordre, seuls quelques trophées de second rang viendront garnir la vitrine du club, tels que la Coupe Spensley, la Coupe Regionale Lombarde, ou encore la Coupe Fédérale. Pourtant, les résultat n'étaient pas si mauvais : dauphin, 3e, 4e et 5e à plusieurs reprises, le Milan navigue entre les premières places et le milieu du tableau, s'installant comme une solide cylindrée du championnat italien. Bien heureusement, après ces temps difficiles, le meilleur reste à venir, et c'est ce qui a forgé son caractère de légende à l'AC Milan ...

    L'avènement européen et retour au premier plan
    L'ancêtre de l'actuelle Ligue des Champions, fondée en 1955, permet au Milan de se mettre très rapidement en évidence sur le devant de la scène Européenne. Le club présidé alors par Andrea Rizzoli jouera 2 finales : la première le 28 mai 1958 face au Real Madrid pour une défaite 3-2, au stade du Heysel de Bruxelles ; la seconde le 22 mai 1963 face au Benfica pour une victoire 2-1, dans la mythique enceinte de Wembley à Londres. Ce passage marquera aussi la toute première Coupe des Champions remportée par un club italien, en même temps que la confirmation du retour au premier plan de l'AC Milan. En effet, entre son titre de champion d'Italie de 1951 et celui de champion d'Europe en 1963, le club lombard gagne pas moins de 4 scudetti.

    Les années '60 et '70 : une période faste
    Sous l'impulsion d'entraîneurs talentueux tels que Nereo Rocco, le Milan se forge définitivement une image de grand d'Europe entre 1960 et 1980. En tout, ce sont 10 titres qui viennent renforcer le palmarès du club : 3 titres de champion d'Italie, 3 coupes d'Italie, 2 Coupes d'Europe des Vainqueurs de Coupe, 1 nouveau titre de Champion d'Europe et 1 coupe Intercontinentale ! Et le phénomène Gianni Rivera n'est pas non plus étranger à cette moisson de titres. Première grande bandiera du club, l'italien originaire d'Alessandria y a évolué de 1960 à 1979. D'une nature imprévisible et fantaisiste, cet attaquant a participé activement aux succès rossoneri pendant ces 2 décennies, si bien qu'à la fin de sa carrière il totalisera plus de 500 apparitions sous le maillot du Milan, pour environ 122 buts.

    Le scandale du Totonero et l'arrivée de Berlusconi
    Le début des années '80 sonne le glas de l'AC Milan. Le scandale éclate en février 1980 et implique 4 personnalités du club : les joueurs Albertosi, Morini et Chiodi qui récolteront respectivement 4 ans, 1 an et 6 mois d'interdiction de terrain, et le Président Felice Colombo banni à vie du football. En outre, le Milan sera rétrogradé en Serie B pour la saison 1980-81. Auteur d'un petit yoyo, le club remontera aussitôt en A pour y redescendre la saison suivante et enfin remonter définitivement en 1983, où il retrouvera sa place dans l'élite (6e, 5e puis 7e, réussissant par la même occasion à se hisser en finale de la coupe d'Italie en 1985) jusqu'à l'arrivée du Président actuel Silvio Berlusconi, en 1986. Investissant beaucoup d'argent et comptant sur son centre de formation performant, Berlusconi arrive à redorer comme il se doit le blason rossonero et à redonner des couleurs au club. L'AC Milan redevient champion d'Italie en 1988 et continue sur sa lancée avec 2 succès d'affilée en Coupe des Champions en 1989 et 1990. Massaro, Tassotti, Antonioli, Maldini, Baresi, Costacurta, Rijkaard, Donadoni, Ancelotti, Gullit, Van Basten ... de très grands noms garnissent les rangs de l'équipe qui dominera l'Europe entière jusqu'en 1995, enchaînant les titres nationaux, européens et mondiaux.

    Carlo Ancelotti : l'ère moderne
    Après une fin de cycle dans les derniers moments des années '90, le Milan reprend du poil de la bête et repart à la conquête de l'Europe. En 2001, Carlo Ancelotti arrive aux commandes du Milan et écrit une nouvelle page de l'histoire du club. Dès la saison 2002-03, il signe un doublé Ligue des Champions – Coupe d'Italie, et enchaîne sur un scudetto lors de la suivante, tout en s'adjugeant une Supercoupe d'Europe. Rui Costa, Kakà, Nesta, Shevchenko, Pirlo et Gattuso subliment les terrains du continent et réalisent de grandes performances, perpétuant ainsi la tradition du club. Cependant, une fin de cycle se dessine dès 2007 et le Milan peine à retrouver les sommets. La suite, vous êtes en train de la vivre ... l'AC Milan parviendra-t-il à relancer la machine et faire briller à nouveau le logo rossonero sur l'Italie et l'Europe ?
     

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