Le gène placebo a été trouvé

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏1 مارس 2009.

  1. cortex

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      01-03-2009 07:12
    Deux récents travaux sur les placebos apportent de nouvelles connaissances à propos de la pilule qui ne contient rien. L'un établit l'amour qui existe entre le médecin et le placebo. L'autre postule les fondements génétiques de l'effet placebo – ce qui pourrait avoir des conséquences sur les études cliniques.

    Pour les experts en physiologie fondamentale, le fait que le cerveau humain se laisse abuser par les placebos fait partie des déceptions dans la recherche médicale. Toutefois, le côté positif est qu'ils confèrent une certaine fascination à la médecine. Quoi qu'il en soit, les médecins adorent les placebos et ceci pour de bonnes raisons.
    Placebo ? Mais bien sûr !
    Les données actuelles en provenance des USA nous montrent à quel point cet amour est intensif. Les bioéthiciens du National Institutes of Health à Bethesda ont publié les résultats d'une enquête réalisée auprès de 1 200 internistes et rhumatologues. 679 des médecins répondirent, à savoir 57 % des personnes à qui elle avait été envoyée. Et – oh surprise ! - la moitié indiqua prescrire régulièrement des placebos. Il est intéressant de voir qu'un médecin sur 5 est très ouvert et informe le patient quand il lui prescrit un placebo. Cependant la majorité "vend" les placebos comme une sorte d'essai de thérapie qui a donné satisfaction au prescripteur par le passé (finalement conformément à la vérité). La variété des placebos utilisés était relativement large. Elle allait des solutions salines via les pilules sucrées et vitaminées jusqu'aux vrais médicaments grand public, des analgésiques faiblement dosés. Deux médecins sur 3 déclarèrent ne pas voir de problème d'éthique dans la prescription de placebos.
    Les chercheurs trouvent un gène placebo
    Des chercheurs se sont manifestés dans le Journal of Neuroscience presque en même temps que cette publication. Ils prétendent avoir trouvé un gène qui pourrait expliquer au moins une variante de l'effet placebo. Les scientifiques sont issus du domaine de la neuropsychiatrie; c'est la raison pour laquelle ils ont effectués leurs investigations chez des patients souffrants de phobie sociale. Lors d'une étude contrôlée randomisée, 108 de ces patients ont été traités, soit avec un nouveau médicament agissant sur le métabolisme de la sérotonine du cerveau, soit avec un placebo. L'effet de la thérapie a été examiné entre autres par TEP. Chez les patients atteints de phobie sociale, l'amygdale est souvent suractive, ce qui apparait en couleur sur l'image. Afin de mettre les patients dans une situation phobique, on leur a demandé de tenir un bref discours devant un groupe d'auditeurs au début et à la fin de l'étude; pendant la durée du test, des enregistrements TEP étaient faits. Dans l'évaluation finale, les scientifiques autour du psychologue Tomas Furmark de l'université suédoise Uppsala ne s'intéressèrent ici qu'au groupe placebo. Ils constatèrent que 10 des 25 patients qui subirent une thérapie avec placebo racontaient que la problématique anxieuse diminuait. Les images TEP montrèrent une décroissance de l'activité de l'amygdale.
    Adieu les études placebo ?
    Jusqu'à présent typique. Les scientifiques suédois ont cependant aussi examiné les gènes des patients. Ils voulaient savoir s'il y avait des différences au niveau des gènes "responsables" de l'équilibre de la sérotonine dans le cerveau chez les participants avec un effet placebo prononcé et ceux sans. Effectivement : 8 des 10 patients avec un effet placebo prononcé disposaient d'une variante spécifique du promoteur de la tryptophane hydroxylase 2 qui est impliquée dans la production de sérotonine. Il s'agissait d'une variante qui est également connue chez les personnes saines et qui rend les amygdales suractives sur les images.

    Il existe donc un gène qui pourrait être au moins co-responsable de l'effet placebo. C'est plutôt intéressant en soi. Mais cela pourrait conduire avant tout à des problèmes dans les études cliniques contrôlées contre placebo. "Il serait au moins séduisant de pouvoir dépister tous les individus et de sélectionner tous ceux avec le phénotype non sensible pour l'étude", spécule Furmark. L'intention est claire : celui qui trie les patients qui ont probablement un effet placebo prononcé a au bout du compte une efficacité relativement plus importante de la substance verum comparée au groupe de contrôle. Cela a des implications éthiques mais avant tout statistiques sur lesquelles personne n'a probablement jusqu'à présent réfléchi de manière intensive car le problème ne s'est pas encore posé. Mais il pourrait en être autrement à l'avenir...
     
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