La peur met le cœur en danger

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏15 مارس 2009.

  1. cortex

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      15-03-2009 17:34
    Les jeunes qui souffrent d'attaques de panique encourent un risque plus élevé d'avoir un jour un infarctus. Cette affirmation est le résultat de la plus grosse étude jamais réalisée dans le monde et conduit les médecins – et pas seulement en Grande-Bretagne - à assumer de nouvelles tâches.

    Des chercheurs en médecine du University College London certifient pour la première fois ce que beaucoup de médecins soupçonnaient jusqu'à présent sans preuves statistiques fiables : les troubles anxieux et les attaques de panique vont de pair avec des séquelles cardiologiques importantes. Certes les relations entre dépressions et l'apparition renforcée d'un infarctus du myocarde sont considérées comme acquises et sont largement étudiées. Mais l'article de Kate Walters, paru il y a peu de temps dans le European Heart Journal, montre avec une clarté inhabituelle comment le psychisme met le cœur de l'homme sérieusement en danger.
    650 cabinets médicaux de la base de données General Practice Research Database servirent de source de données, 57 615 patients diagnostiqués avec des troubles anxieux ou des attaques de panique constituèrent la base de l'étude. À ceux-ci s'ajouta un groupe de contrôle composé de 347 039 personnes "normales". Avec ses 404 654 patients, cette étude de cohorte est l'enquête la plus importante du genre, et pas seulement en Grande-Bretagne. "Les résultats s'appliquent à tous les autres pays ayant une structure sociodémographique semblable", commente Emma Mason, porte-parole du EHJ, la publication. En tout cas, les résultats de l'enquête intriguent. Celui qui a une attaque de panique avant l'âge de 50 ans a, par la suite, une probabilité plus élevée de 38% d'avoir une crise cardiaque que les patients n'ayant jamais eu d'attaques de panique. Le risque de maladie cardio-vasculaire est même plus élevé de 44%.
    Curieusement, en prenant de l'âge, les deux groupes sont de plus en plus soumis au même risque de développer une maladie cardiaque. Les personnes qui, après 50 ans seulement, sont atteintes de troubles anxieux, présentent un risque cardiologique nettement plus faible de 11 %. La mortalité des patients avec des attaques de panique démontre de manière très impressionnante la complexité de la corrélation entre le psychisme et le cœur ; comparée à des personnes en bonne santé, elle baisse de manière fulminante de 24 % pour une attaque cardiaque. On se demande toujours pourquoi la peur et la panique mettent tout d'abord le cœur dans l'embarras, mais entrainent ensuite un meilleur taux de survie. "Il se pourrait que l'homme aille voir plus souvent son médecin traitant du fait de ses problèmes, ce qui favorise la détection des problèmes cardiaques potentiels à temps", suppose Walters. Un autre aspect serait cependant probablement à prendre en compte, écrit la chercheuse londonienne. L'attaque de panique conduit ensuite à une activation du système nerveux sympathique, ce qui par contre surmène les artères et modifie finalement la fréquence cardiaque. Cette thèse n'explique bien sûr pas pourquoi les problèmes cardiaques n'apparaissent qu'après des années.

    L'erreur de diagnostic comme facteur de risque
    Pour les médecins londoniens, une chose est sûre : beaucoup de médecins établissent un mauvais diagnostic en raison de la symptomatologie semblable. Ainsi, une douleur diffuse dans la poitrine peut être certes l'indice d'un infarctus menaçant mais aussi la forme d'une attaque de panique. Selon Walters, ceci mène à un taux d'erreurs de diagnostic élevé car la plupart des médecins a connaissance de ce fait. D'après l'étude, les personnes de moins de 50 ans ont en particulier de bonnes chances d'être considérées comme des patients anxieux lors d'une déficience cardiaque – ce qui pourrait expliquer une plus grande mortalité. Les initiateurs de l'étude réclament une meilleure collaboration et interconnexion entre les cardiologues, les médecins généralistes et les psychiatres. Les affirmations s'appliquent au moins à la Grande-Bretagne du fait que les chercheurs ont évalué des données du GPRD britannique – les cliniques et cabinets participants sont considérés comme représentatifs. Il serait déplacé d'espérer que les résultats ne se rapportent qu'à une période courte : l'étude pris en compte la période 1992 – 2002
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