A la recherche des causes génétiques de l'obésité

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏11 أفريل 2009.

  1. cortex

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      11-04-2009 08:53
    Un taux trop élevé de graisse dans les tissus du corps peut entraîner de graves problèmes de santé comme l'apparition d'un diabète sucré de type 2 ou encore le développement d'une hypertension. L'équipe de chercheurs autour de Mathias Beller de l'Institut Max Planck de chimie biophysiologique de Göttingen et leurs collègues Carole Sztalryd et Brian Olivier du National Institut of Health (Bethesda, Etats Unis) viennent de découvrir un complexe protéique qui semble jouer un rôle essentiel dans la dégradation de la graisse corporelle.

    Les êtres vivants assurent notamment leur survie en emmagasinant de la graisse lors des périodes d'excédent alimentaire. Des gouttelettes de lipides vont alors s'accumuler dans les cellules et pourront être mobilisées en cas de restriction alimentaire. Si les mécanismes de stockage et de déstockage de la graisse dans le corps sont déréglés, alors le dysfonctionnement de ces processus peut conduire à un surpoids voire à une obésité.

    Longtemps, seules les sociétés occidentales d'abondance étaient touchées par l'obésité. Or cette pathologie concerne désormais un nombre toujours plus grand de personnes à travers le monde. Une offre surabondante d'aliments à haute valeur énergétique, combinée à une activité physique réduite, est, sans nul doute, la cause numéro 1 du développement pandémique de l'obésité dans nos sociétés. Toutefois, à mode de vie similaire, la prise de poids varie considérablement d'une personne à l'autre. De plus en plus d'études scientifiques montrent, en effet, qu'il existe également une forte prédisposition génétique quant aux phénomènes physiologiques liés à la prise de poids. De nombreux gènes jouent un rôle dans cette prédisposition, qui est, par conséquent, très difficile à "évaluer". Par ailleurs, tous les gènes intervenant dans le mécanisme de prise de poids n'ont pas encore été identifiés.

    L'équipe internationale de chercheurs est parvenue à identifier, chez la drosophile, une multitude de nouveaux gènes qui, en fonction de l'état alimentaire de l'insecte, régulent le stockage ou la dégradation de graisse corporelle. Pour ce faire, les scientifiques ont entrepris un screening systématique du génome de la mouche basé sur la technique d'interférence ARN [1]. Dans cette étude, de courts brins simples d'acide ribonucléique interférent (ARNi) ont été utilisés pour s'apparier à des brins d'ARN messager (ARNm) complémentaires afin de réprimer la traduction de l'ARNm en protéines. Cette méthode permet ainsi de rendre spécifiquement un gène muet, sans affecter les gènes voisins.

    Le taux de graisse chez les drosophiles peut varier d'un facteur 15 entre un spécimen "gras" et une congénère plus maigre. Les chercheurs ont pu identifier, grâce à leurs recherches systématiques, près de 500 gènes intervenant dans les phénomènes de stockage et de dégradation des graisses. La fonction d'un tiers de ces gènes reste encore inconnue. "Nous avons également identifié le complexe protéique COPI (Coat Protein Complex) qui assure un rôle clé dans un autre processus cellulaire majeur pour les êtres vivants, à savoir le transport transcellulaire des protéines et des lipides.", explique Mathias Beller. Il n'a pas encore été démontré si le complexe COPI interagit directement avec les gouttelettes de lipides. "Nos résultats montrent pourtant clairement que le complex COPI agit à la surface des gouttelettes de lipides et peut ainsi réguler leur composition protéique.", poursuit Beller.

    En désactivant le complexe COPI composé de 7 protéines, les scientifiques ont observé qu'il manquait alors la lipase ATGL (adipose tryglyceride lipase) [2] à la surface des gouttelettes de lipides. L'absence de l'ATGL a des conséquences graves pour l'organisme qui n'est plus en mesure d'éliminer les réserves de graisses excédentaires afin de les utiliser comme sources d'énergie. Selon les chercheurs, le complexe protéique COPI pourrait recruter et activer, par un mécanisme encore inconnu, la lipase ATGL, en liaison avec la surface des gouttelettes de lipides.

    Ces résultats ne s'appliquent pas seulement à l'obésité chez les drosophiles selon les scientifiques qui ont pu montrer que le complexe COPI possédait la même fonction chez la souris, et par conséquent très probablement chez l'homme. Il en est, d'ailleurs, de même pour la plupart des gènes identifiés par interférence ARN. Le Dr. Beller conclut: "Notre but est maintenant de trouver des molécules qui permettraient d'intervenir dans l'interaction COPI-ATGL. Ces travaux pourraient aboutir à de nouvelles médications thérapeutiques pour traiter le surpoids ou l'obésité".
     

  2. SMIDA

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    Merçiii fére pour les infos
     
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