Troubles du sommeil et insomnie

الموضوع في 'الأخبار الطبية الحديثة' بواسطة cortex, بتاريخ ‏17 ماي 2009.

  1. cortex

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      17-05-2009 21:58
    Au moins 10 % de la population du monde souffre d’insomnie chronique et un pourcentage encore plus grand est sujet aux troubles du sommeil occasionnels. Cela se répercute sur la santé physique et psychique des individus…
    Mauvaise qualité de sommeil, difficultés à s’endormir, réveils nocturnes à répétition...les troubles du sommeil se répercutent sur la qualité de notre vie quotidienne. Même si ces troubles ne représentent pas une maladie proprement dite, ils en cachent souvent une. Le trouble de sommeil le plus fréquent est l’insomnie. Elle est souvent liée à l’accumulation de tension nerveuse, à l’hyperactivité ou à l’anxiété chronique. Elle peut même cacher une vraie pathologie comme la dépression nerveuse, l’Alzheimer ou les pathologies du cerveau et des neurones. Dès lors, le sommeil, censé être le moment de repos par excellence, se transforme en un épisode cauchemardesque… Oui, pour certains, dormir ce n’est pas une sinécure ! Lorsque la fatigue et la nervosité nous guettent, on ne sait plus comment faire pour fermer l’œil…


    Qu’est-ce que c’est ?

    C’est durant le sommeil que plusieurs processus physiologiques s’accomplissent : les tissus du foie et des muscles se régénèrent, le système immunitaire refait ses forces, la mémoire se consolide, le cerveau élimine ses « déchets », les hormones de croissance sont hautement secrétée… Pour un sommeil de bonne qualité et sans troubles, la moyenne est de sept heures. Cependant, si on dort mal, c’est tout ce processus qui est déréglé. L’horloge biologique est bouleversée et c’est tout le corps et le psychisme de l’être qui en pâtissent. Même si les nuits véritablement « blanches » sont rares, elles sont douloureusement ressenties. L’insomnie peut entraver sévèrement les activités en causant, notamment, un manque d’attention, une irritabilité, des problèmes de mémoire, une somnolence au travail ou en voiture, des coups de pompe subits avec picotement des yeux, courbatures, envies impérieuses de faire un somme... L’insomnie, (tout comme la fièvre ou la toux) est un symptôme, ce n’est pas une maladie en soi. Avant de penser à la traiter, il faut donc en trouver les causes.

    L’origine du problème

    La plupart du temps, l’insomnie fait suite ou accompagne un état anxieux. Des ennuis personnels (santé, famille, couple, argent, sexualité…) la déclenchent et l’entretiennent. L’endormissement devient alors problématique et les réveils nocturnes intempestifs s’enchaînent avec mauvais sommeil et cauchemars. Parmi les facteurs physiques et environnementaux qui ont une grande influence sur le sommeil figurent la luminosité, les bruits ambiants, le contenu et le moment des repas. Les facteurs psychologiques, comme le stress, l’anxiété et la dépression jouent aussi un rôle important. Outre les facteurs liés aux habitudes de vie et à l’environnement, des troubles physiques passagers ou chroniques risquent de perturber le sommeil : avoir les jambes lourdes ou des douleurs au dos peuvent empêcher de dormir normalement. L’apnée du sommeil, qui touche surtout les ronfleurs et les personnes obèses, provoque aussi des suspensions de la respiration qui durent de 10 à 30 secondes. Le dormeur se réveille donc des centaines de fois au cours de la nuit. Les problèmes physiques ou médicaux (toux, douleurs, fièvre, problèmes hormonaux, troubles respiratoires,...), la prise de certains médicaments, la consommation de boissons à base d’excitant comme le café, le tabac et d’alcool, peuvent favoriser l’insomnie et les cauchemars. L’utilisation des appareils électroniques : (télévision, ordinateur) semble être une cause importante d’insomnie. L’inactivité est aussi un facteur qui déclenche l’insomnie. L’activité intellectuelle importante comme la révision pour les examens, le travail sur ordinateur retarde l’heure du coucher.

    Conséquences

    Les conséquences de l’insomnie se font vite sentir: fatigue, somnolence, irritabilité… De plus, l’insomnie aggrave certains problèmes: les migraines, les symptômes de la ménopause, les douleurs musculaires, les problèmes digestifs... Plusieurs nuits sans sommeil peuvent affaiblir le système immunitaire, lequel est particulièrement actif durant la nuit. Les menaces pour la santé sont réelles. L’insomnie pourrait être aussi un facteur de risque de dépression. De plus, si les troubles sont liés à un problème d’apnées du sommeil, les risques pour la santé sont très importants. L’obstruction des voies respiratoires qui en est associée entraîne une augmentation des risques cardiovasculaires. Sans compter les accidents de voiture ou de travail provoqués par la fatigue consécutive à l’insomnie. Les insomniaques ont plus de risques de développer un diabète ou de souffrir d’obésité.

    Qui est concerné ?

    Les femmes seraient plus enclines que les hommes à souffrir d’insomnie, probablement en raison de certains changements hormonaux: (menstruations et ménopause). Les femmes enceintes, dont le sommeil est interrompu à plusieurs reprises au cours de la nuit, courent aussi plus le risque de souffrir d’insomnie. Les personnes âgées de 60 ans et plus peuvent souffrir d’insomnie, ainsi que ceux qui sont atteints d’hyperthyroïdie, ou d’une maladie chronique, d’apnée du sommeil ou d’une maladie entraînant des douleurs chroniques et ceux qui ont des troubles digestifs, comme des reflux gastro-œsophagiens ou un ulcère gastroduodénal et les personnes acouphènes. Le stress, l’anxiété, une dépression, un traumatisme ou d’autres problèmes, d’ordre psychologique ou psychiatrique.
    K.C. 45 ans, a longuement souffert d’insomnie. Il n’a pu retrouver le sommeil qu’après avoir mis de l’ordre dans sa vie. «Lorsque je suis allé voir mon généraliste, je lui ai demandé de me prescrire des somnifères. Je n’arrivais pas à fermer l’œil avant minuit. Et vers 2 heures du matin, je suis de nouveau éveillé… Ma santé en a pâti et je suis devenu très irritable et très nerveux. Mais avant de me donner un traitement, mon médecin m’a demandé si j’étais anxieux, stressé, si je fumais, si j’avais des problèmes professionnels, familiaux… En fait, je me suis vu répondre « oui » à pratiquement toutes ses questions… Alors il m’a demandé de me relaxer, de faire du sport, d’arrêter de fumer, de déstresser et d’avoir une meilleure hygiène de vie. C’est ce que j’ai fait et cela fait des mois que je profite de bonnes six heures de répit total durant mon sommeil », confie-t-il.
    Plus qu’un trouble chronique, l’insomnie est parfois un signal d’avertissement que notre corps et notre esprit nous lancent. Certes, dans les cas extrêmes, on peut recourir à la médication, mais il est toujours plus bénéfique de miser sur la médecine douce et sur le réajustement de notre hygiène de vie.



    L’insomnie en chiffres

    • En Tunisie, la prévalence de l’insomnie occasionnelle est de l’ordre de 20% à 30%
    • Le manque de sommeil serait responsable de 30% des difficultés scolaires, en particulier chez les élèves du primaire.
    • La fatigue au volant est impliquée dans 20 à 25 % des accidents de la route mortels.
    • L’insomnie est impliquée dans 15% des accidents au travail.
    • Les personnes qui souffrent de troubles du sommeil chronique ont 17,7% de probabilités de développer une maladie neuro-dégénérative 5 ans après.40,6% après 10 ans, et 52,4% après 12 ans.

    Les conseils d’un spécialiste : Dr M. Kibech : «Il suffit d’une bonne hygiène de vie pour régler l’horloge»

    Dr M. Kibech est spécialiste dans le traitement de l’insomnie qu’il considère être une maladie dont les origines doivent d’abord être identifiées.
    «Il faut toujours rechercher une cause psychologique, une dépression, des troubles dépressifs qu’il faudra traiter. Les traitements médicamenteux, par somnifères, sont d’une aide importante, mais personnellement, je ne prescris ces médicaments que dans les cas extrêmes. Je préfère d’abord que le patient essaye de suivre un rituel établi et d’enchaîner les mêmes activités, dans le même ordre pour que le corps et l’esprit reconnaissent intuitivement les habitudes du coucher. Je conseille d’effectuer des activités non stimulantes, corporellement ou intellectuellement, d’essayer de faire le vide dans sa tête, de n’aller au lit que lorsqu’on se sent somnolent et d’éviter siestes ou sommes inhabituels. Se coucher sans attendre dès que l’on ressent de la fatigue. Ne pas boire des boissons riches en produits excitants à base de caféine. Café, coca, boisson énergétique... sont à proscrire à partir de 16 heures. Il faut aussi éviter de boire de l’alcool. Il faut également tempérer la chambre à coucher, (environ 18°C) et éviter le bruit et la lumière. Si le sujet n’arrive pas à dormir, il vaut mieux qu’il se lève et qu’il essaye de changer les idées, mais il ne faut pas rester dans le lit. Il faut surtout garder une bonne hygiène de vie : arrêter de fumer, de boire de l’alcool, faire de l’exercice pendant la journée, ne pas rester trop longtemps devant la télévision ou l’ordinateur, surtout si l’on ressent de la fatigue… Je conseille également de prendre des tisanes à base de fleur d’oranger, de camomille ou de tilleul, 30 minutes avant le coucher. Une douche chaude ou un bain chaud avec des extraits de lavande peuvent détendre».

     
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