صور روعة لبلادنا الغالية..

lost_marouen

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صور رائعة مأخوذة من اماكن مرتفعة لبلادنا العزيزة تونس عن طريق المصوّر

Yann Arthus-Bertrand




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Troupeau de moutons dans un champ
Tunisie (36°21’N - 10°08’E)
En Tunisie, un tiers de la population active se consacre encore à l’agriculture. L’élevage des moutons y tient une place importante, avec un cheptel moyen de quelque 7 millions de têtes. La viande de mouton reste la plus consommée et la plus appréciée par la population. Le Nord concentre 32 % de l’élevage dans les gouvernorats d’El Kef (où prédomine la rotation blé-jachère) et de Béja. Au centre et au sud du pays, ce sont essentiellement les gouvernorats de Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid qui pratiquent cette activité. L’élevage y reste extensif sur les maigres pâturages de steppes et les rendements sont faibles, aggravés par la sécheresse et les maladies du bétail. L’état investit dans la création de réserves d’eau pour les périodes sèches mais il y perd globalement de l’argent. Il est confronté au même dilemme que les Anglais à la fin du XVIIIe siècle : subventionner leurs cultures de blé ou bien leur industrie dont la production permettait d’acheter le blé polonais. Les Tunisiens, comme autrefois les Anglais, abandonneront sans doute leurs moutons car le marché de la nourriture se mondialise rapidement








Agriculture près de la ville de Hammamet, gouvernorat de Nabeul, Tunisie (36°24’N - 10°37’E).
Le nord-est de la Tunisie possède une longue tradition en matière d’irrigation et de culture selon les courbes de niveau. Ce pays consacre 30 à 40 % des investissements agricoles à la mise en place d’une importante infrastructure de mobilisation, de transfert et de distribution des eaux. En trente ans, la surface irriguée a ainsi quadruplé (aujourd’hui 380 000 hectares) ; une tendance calquée sur le boom démographique d’une population qui a doublé en vingt-cinq ans. Si l’agriculture mobilise actuellement 82 % des ressources en eau du pays, l’épuisement des nappes superficielles oblige à chercher l’« or bleu » toujours plus profondément. Cette intensification du pompage des eaux souterraines menace les terres car il génère, surtout près des côtes, l’intrusion d’eau marine dans les aquifères souterrains. Confrontée au stress hydrique et à la dégradation des sols, la Tunisie a élaboré une stratégie nationale de la conservation des eaux et du sol (1991-2000).


 

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Nouvelles plantations d’oliviers, gouvernorat de Zaghouan, Tunisie (36°24’N - 10°23’E)
Les talus édifiés pour retenir l’eau de ruissellement et limiter l’érosion soulignent le relief, à la manière des courbes de niveau sur une carte. Les plantations d’oliviers sont effectuées sur des terres labourables, souvent sur des franges de relief comme ici au pied du Djebel Zaghouan (1 295 m), au nord-est de la Tunisie. Originaire du pourtour méditerranéen qui concentre encore aujourd’hui 90 % des oliviers de la planète, cet arbre, symbole de paix, peut vivre plus de 1 000 ans, et donne annuellement 5 kg à 30 kg d’olives. Son huile servait jadis dans de petites lampes d’argile pour l’éclairage avant d’être remplacée par le pétrole. On consomme aujourd’hui les olives de table et l’huile d’olive, réputée pour ses vertus diététiques et médicinales, également exploitée en cosmétologie. Si les pays méditerranéens sont de grands producteurs d’olives, ce sont aussi les principaux consommateurs : les Grecs consomment plus de 18 litres d’huile d’olive par habitant et par an, les Italiens et les Espagnols, environ 13 litres alors qu’un Français n’en consomme que 1,4 litre et un Américain du Nord, 0,6 litres.








Pêche traditionnelle au large du golfe de Gabès, Tunisie (34°40’N - 11°10’E).
Une flèche indique la direction à prendre pour rejoindre les pêcheurs. Les poissons la suivent, sans se douter que le chemin, tracé par des feuilles de palmiers, les mène tout droit dans l’une des cages de ce piège appelé charfia. Depuis le XVIIe siècle, les concessions où ce type de dispositif est installé sont transmises de génération en génération. Cela limite le nombre de pêcheurs et le volume des prises. Les concessions tiennent aussi à distance les flottes industrielles, jouant involontairement le rôle de « réserves naturelles ». Le gouvernement tunisien cherche d’ailleurs à les préserver juridiquement et à les aider financièrement. Si, il y a moins de vingt ans, ce pays, comme d’autres, encourageait l’effort de pêche, il prône aujourd’hui une pêche durable et responsable. Il suit le code de conduite de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et cherche ainsi à éviter la disparition de ses stocks de poissons, qui aurait pour conséquence celle de ses pêcheurs. Dans le monde, 36 millions de personnes vivant de la pêche sont menacées par la surexploitation des ressources halieutiques
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Marabouts dans le Jebel Krefane, gouvernoratde Tozeur, Tunisie (33°55’N - 8°08’E).
L’Ifriqiya (l’Afrique) fut conquise par les Arabes dès la fin du VIIe siècle. Mais l’arabisation et l’islamisation, assez lentes au début, ne se sontaccélérées qu’à partir du XIe siècle. Comme dans les autres territoires tardivement islamisés, c’est le soufisme qui s’est implanté. En Afrique, ce courant prend appui sur le maraboutisme, culte des saints qui devient un élément essentiel de la dévotion populaire : des tombeaux à coupoles (ou marabouts) parsèment villes et campagnes. Le marabout renvoie à l’origine au murabit, moine guerrier vivant dans un couvent fortifié (ou ribat). Puis il en vient à désigner un personnage qui s’est illustré par sa piété, sa charité, sa science religieuse ou ses dons de guérisseur. Le terme s’applique aussi à son mausolée, lieu de pèlerinage où les adeptes viennent le vénérer par des cérémonies chantées et dansées. Aujourd’hui, les marabouts ont conservé une grande influence spirituelle, labaraka, qui peut influencer non seulement la vie quotidienne des fidèles mais aussi la vie politique du pays









Lagune sur l’île de Djerba, Gouvernorat de Médenine, Tunisie (33°42’N - 10°59’E).
La basse et plate Djerba (le point culminant est à 50 m au-dessus du niveau de la mer) n’est autre que l’ancienne Méninx phénicienne puis romaine, et surtout la mythique " île des Lotophages " qu’Ulysse ne quitta qu’à contrecœur. En dépit de fréquentes incursions étrangères, la population à majorité berbère et musulmane hétérodoxe (les kharidjites), qui compte aussi l’une des plus anciennes communautés juives de l’Afrique maghrébine, a su maintenir un particularisme et un équilibre aujourd’hui menacés. Haut lieu du tourisme tunisien (le plus important du Maghreb), disposant d’un aéroport international et d’une digue routière qui la relie au continent, Djerba est devenue une usine à loisirs tandis que ses activités traditionnelles (pêche, culture irriguée) stagnent. Les Djerbiens, qui ne récupèrent qu’une faible part des dépenses touristiques, tendent à émigrer dans les grands centres urbains du pays où ils tiennent des commerces. Par ailleurs, ce site exceptionnel commence à être affecté par la pollution pétrolière qui s’étend dans le golfe de Gabès et entre Bizerte et le golfe de Tunis. Exode et pollution sont parfois la rançon d’un tourisme débridé
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Vallée des Ksour, entre Matmata et Tataouine, Gouvernorat de Tataouine, Tunisie (33°00’N - 10°15’E).
Les ksour ou ksar désignent des forteresses berbères typiques du sud de la Tunisie. Repliées sur une cour intérieure et protégées par un mur d’enceinte parfois haut de 10 m, elles étaient bâties sur les reliefs pour se protéger des assaillants. Elles témoignent en effet de la longue résistance des Berbères à l’invasion arabe entre le VIIe et le XIIe siècle. La plupart de ces ksour étaient des greniers collectifs pour le stockage en toute sécurité des céréales, de l’huile et du fourrage. C’est pourquoi ces forteresses sont divisées en ghorfas, alvéoles de 4 à 5 m de profondeur et de 2 m de haut superposées sur plusieurs étages. D’autres ont servi d’habitations avant que ces sites aient été délaissés au profit des plaines une fois le calme revenu dans la vallée. Vides, ces « greniers des crêtes » dominent encore le paysage, rappelant par leur taille qu’un climat plus humide permettait autrefois de nourrir une population importante dans une région qui est aujourd’hui aux franges du désert du Sahara
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Habitations troglodytiques de la cité de Matmata, Gouvernorat de Gabès, Tunisie (33°33’N - 9°58’E).
En même temps que certains Berbères de la Tunisie méridionale se réfugiaient sur les hauteurs, d’autres " s’enfoncèrent dans un trou " (étymologiquement du grec trôglodutês), pour se protéger des différentes invasions et de la dureté du climat. Dans la cité souterraine de Matmata, où selon le proverbe " les vivants vivent sous les morts ", on accède par un tunnel à une cour en forme de puits circulaire sur laquelle s’ouvrent des dépendances et, sur un ou deux niveaux, les chambres creusées latéralement, complètement isothermes. La roche tendre permettait d’augmenter aisément le nombre de pièces au fur et mesure que la famille s’agrandissait. Cet abri-termitière s’est ainsi développé au point de compter plus de 700 excavations. La population berbère, qui y vit encore (les femmes y travaillent à leur métier à tisser), a conservé sa langue mais elle a été convertie à l’islam. Son intégration au monde moderne ne s’arrêtera pas là : tout comme les Bédouins qui vivaient dans les grottes nabatéennes de Pétra, tout comme les habitants des Pouilles dans leurs caves de Matera, les Berbères seront sans doute bientôt interdits de souterrains et iront rejoindre les faubourgs de Medenine ou de Gabès et leur vie à l’européenne
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Delta et rivière de pétrole dans le désert, Tunisie (34°00’N - 9°00’E).
Naturellement confiné entre deux couches de roches, l’or noir ne devrait pas former de rivières à la surface de notre planète. à moins qu’il ne s’échappe d’un oléoduc, comme ici au milieu du désert tunisien. Les hydrocarbures circulent dans 580 000 km de pipelines à travers le monde, soit quatorze fois la circonférence de la Terre. Les fuites, générées par l’usure, par les catastrophes naturelles ou la malveillance, contaminent les nappes phréatiques et les terres fertiles. Dans les pays du golfe Persique, l’extraction pétrolière intensive provoque de fréquents déversements d’hydrocarbures dont 10 % se retrouvent dans l’écosystème marin. En janvier et février 1991, lors de la première guerre du Golfe, 1,5 milliard de litres se sont déversés dans la mer. En France, la négligence a provoqué, le 4 août 1990, l’écoulement de 13 000 m3 d’hydrocarbures dans une nappe phréatique située près d’une raffinerie de Seine-Maritime. Dans ce dernier cas, des mesures d’urgence ont permis de restaurer rapidement l’état de l’environnement, mais des régions plus isolées manquent de moyens pour faire face à de telles situations
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El-Jem, Gouvernorat de Mahdia, Tunisie (35°18’N - 10°43’E).
Quand on rallie El-Djem par la route, on voit surgir au loin une immense structure cylindrique tout à fait mystérieuse. Ce n’est qu’en arrivant à proximité que l’on découvre une bourgade somnolente à ses pieds. Le monde antique paraît écraser ici le monde moderne. L’amphithéâtre, qui date sans doute du début du IIIe siècle, est célèbre par ses dimensions (148 m de long, 124 m de large et 427 m de périmètre) et par son état de conservation. L’ancienne cité romaine de Thysdrus s’était auparavant contentée d’un amphithéâtre taillé à même le tuf dont on peut visiter les ruines. L’accroissement de sa population, qui atteignit probablement plusieurs dizaines de milliers d’habitants au IIe-IIIe siècle, et son enrichissement grâce à la culture de l’olivier, exigèrent la construction de cet édifice prestigieux dont l’architecture s’apparente à celle du Colisée romain. El-Djem rappelle ainsi que dans l’Antiquité, la population du sud de la Méditerranée était aussi importante et aussi prospère que celle du nord et suggère qu’une telle situation démographique peut revenir sans créer de catastrophes : alors l’amphithéâtre d’El-Djem paraîtra petit au regard des gratte-ciel qui l’entoureront
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Champ sur les collines de la vallée de Ksar, gouvernorat de Tataouine, Tunisie (33°08’N - 11°25’E).
Cette forme animalière peinte sur les collines est une parcelle labourée pour la culture céréalière. Les lignes de labour et le pourtour du champ, construit en « banquette », respectent les courbes de niveau du sol et retiennent l’eau des pluies, rares mais diluviennes. L’eau, dont le ruissellement est ainsi contenu, est rendue disponible pour la culture et la terre précieuse des sols est gardée. Limiter l’érosion des sols et conserver les eaux de pluie sont des chantiers prioritaires de l’état tunisien. Le pays perd en effet plus de 15 000 hectares de sol par an, et l’on estime que 500 millions de mètres cubes d’eau de pluie rejoignent la mer par ruissellement. Sur l’ensemble de l’Afrique, le risque d’une dégradation importante des sols dans l’avenir n’est pas à négliger. La croissance démographique et la pauvreté de la population en certaines zones font craindre un défrichage important des forêts existantes pour répondre aux besoins accrus d’aliments, de combustible, de médicaments et de constructions. Le sol, dénudé, serait alors encore plus exposé à l’érosion.








Femme dans un champ, Tunisie (34°00’N – 9°00’E).
En Tunisie, un tiers de la population active se consacre encore à l’agriculture. Avec plus de 510 000 tonnes récoltées chaque année, les céréales constituent la première production agricole du pays, le blé arrivant nettement en tête. Celui-ci assure près de 50% de l’alimentation des Tunisiens, mais la production locale ne suffit pas à couvrir les besoins. La population a doublé en vingt-cinq ans, et dans le même temps les surfaces cultivables ont décliné au profit des zones urbaines. Le manque d’eau freine aussi le développement de la production céréalière. L’irrigation, pourtant passée de 65 000 hectares de terres cultivées en 1956 à environ 345 000 hectares aujourd’hui, ne suffit pas ; aujourd’hui près de 40% des surfaces manquent d’eau et le pays doit importer les denrées qu’il ne peut plus produire. Les importations de produits agricoles ont pratiquement doublé en 30 ans, surtout celles d’huile de soja et celles de maïs. Sur un plan économique, l’agriculture est devenue déficitaire : en 2003, le PIB agricole avait chuté de 30 % par rapport à 2000 et le déficit atteignait 496 millions de dollars.

 

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Marché à Kasserine, Tunisie (35°00’N – 8°45’E).
Dans le centre ouest du pays, on vend sur ce marché local des vêtements et des tissus. En Tunisie, plus de 200 000 personnes vivent directement de l’industrie textile. La plupart des matières premières sont importées, notamment le coton, première fibre textile utilisée dans le monde. La culture du coton (26 millions de tonnes produites en 2004-2005) fait vivre directement 350 millions de personnes sur la planète mais continue de poser de sérieux problèmes pour l’environnement et la santé. Elle consomme 25% des pesticides utilisés annuellement par l’agriculture mondiale sur seulement 2,5% des surfaces cultivées. Le coton est le troisième consommateur d’eau d’irrigation de la planète. Pour réduire ces dégâts, plusieurs stratégies se développent : la culture de coton bio en amont et la réduction de la consommation globale en aval. Acheter des vêtements de haute qualité qui durent plus longtemps, donner, recycler et échanger sont des moyens efficaces de limiter l’impact environnemental de la culture du coton.










Oasis de Kebili, Nefzaoua, Tunisie (33°42’N - 8°58’E).
Kebili est la principale oasis du Nefzaoua, dans le Sud tunisien. Cernée par les sables, cette zone fertile est irriguée comme toutes les oasis par un affleurement de la nappe phréatique qui donne naissance à de nombreuses sources. L’exploitation des eaux souterraines à l’aide de motopompes a transformé la steppe prédésertique en un espace agricole moderne, avec multiplication des périmètres irrigués. Les nappes de surface se sont vite taries. On a alors exploité par forage des nappes plus profondes qui à leur tour s’épuisent. Cette fuite en avant, ou plutôt en profondeur, va bientôt toucher à sa fin. On a oublié que cette eau est probablement non renouvelable. Ce n’est pas tant le désert qui progresse que la steppe qui se dégrade sous l’effet des activités humaines. Les aires délaissées sont en effet envahies par de petites dunes de sable poussées par le vent. Tel un phénomène de mitage, ces tas se rejoignent progressivement et fusionnent, amenant la désertification. Causes naturelles et causes humaines se joignent donc dans l’avancée du désert saharien car au sud, dans le Sahel, on trouve les mêmes causes et les mêmes effets. à l’échelle mondiale, sécheresse et désertification menacent plus d’un milliard de personnes dans plus de cent dix pays
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