Kalaât El Andalous à travers l'histoire (d'aprés Azouz Boubaker Al Andalousi)

الموضوع في 'السياحة التونسية' بواسطة bilelhamma, بتاريخ ‏3 جوان 2007.

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  1. bilelhamma

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      03-06-2007 10:42
    Kalaât El Andalous
    A travers l’histoire














    Azouz Boubaker El Andalousi –












    Kalaât El andalous se trouve au Nord-Est de la Tunisie, à une trentaine de Km de Tunis. Elle est placée sur une colline, face à la mer entre Utique et Carthage, plus prés de l’une que de l’autre. Utique est fondée en 1101 Av. J. C. par des Phéniciens venant de Tyr (Sour) au Liban, pour le commerce autour de la Méditerranée avant la fondation de Carthage de 287ans (1101-287= 814Av.J.C.).

    Les Phéniciens essentiellement trafiquants, n’ont pas cherché à écrire l’histoire. Epris de commerce, ils n’ont pas laissé des noms aux environs d’Utique bien qu’ils y ont habité. Ce n’est qu’à l’arrivée des Romains en 204Av.J.C. que le promontoire au sud d’Utique a pris un nom historiquement célèbre. En effet, Carthage, devenue une puissance maritime, gène Rome en Méditerranée. Une longue guerre éclate entre Rome et Carthage qui a duré 118ans (264-146Av.J.C.). Ces guerres, au nombre de trois, sont appelées par les Romains : « Les Guerres Puniques » (du latin : Punicus=ce qui concerne les carthaginois).

    En 204Av.J.C. Cornélius Scipion traverse la Méditerranée et il s’installe avec ses troupes sur le promontoire entre Utique et Carthage. L’endroit est stratégique, il fut appelé :Castra Cornélia (le camp cornélien= Kalaât Cornélia). On peut penser qu’à partir de cette date, notre charmante ville est entrée solennellement dans l’histoire.
    Une lutte sans merci s’engage entre Jules César, aristocrate et Pompée, républicain. Les querelles se dégénèrent à travers la Méditerranée et elles arrivent à Castra Cornélia qui sert de champ de bataille entre les deux antagonistes. Les Républicains portent une défaite désastreuse aux Aristocrates dans les gouffres du promontoire, le 12Juillet 49Av.J.C.

    En Mars 46Av.J.C. Jules César débarque sur la plage d’Hadrumète (Sousse) et le 6Avril46, il engage la bataille de Thapsus(Ras Dimés prés de Bkalta). Les Républicains subissent une défaite cuisante. Jules César, victorieux, visite Carthage puis il se rend à Utique.
    Républicain Caton le Jeune, se poignarde sur la Grande Place. Il est connu après sa mort sous le nom de Caton d’Utique.

    Jules César visite Castra Cornélia en Mai 46Av.J.C. Il la décrit avec précision dans son livre : « La Guerre Civile » Livre II Chapitre XXIV. Cette description ne demeure pas moins vraie actuellement, à part la mer qui a reculé : « Castra Cornélia est un promontoire tout droit, qui avance dans la mer, abrupt et escarpé des deux côtés, mais dont la pente est cependant un peu plus douce du côté qui regarde Utique » Il poursuit dans le même livre, Chapitre XXXVII : « Castra Cornélia avait tout ce qu’il fallait pour qu’on pût trainer la guerre en longueur : sa situation naturelle et ses fortifications, le voisinage de la mer, la quantité d’eau et de sel dont on avait déjà fait provision aux salines toutes proches. Ni le bois, par suite de l’abondance des arbres, ni le blé dont les champs regorgeaient, ne pouvaient manquer… »

    D’après ces citations, on peut conclure que Castra Cornélia est typiquement agricole depuis l’Antiquité et elle n’a pas changé de vocation jusqu'à présent. A l’époque romaine Castra Cornélia a connu une prospérité agricole et industrielle remarquable. Ses habitants exploitaient des champs qui fournissaient en abondance du blé et une orge dont Pline l’Ancien a vanté les qualités médicales.
    Des moulins hydrauliques ont été construits tout le long de la Medjerda. Cette rivière de 420Km de long, prend sa source à Souk Ahras au gouvernerat de Bône en Algérie. Elle finit de couler entre Castra Cornélia et Utique en changeant plusieurs fois de lit. La basse plaine permet à la rivière de serpenter à sa guise en passant d’un lit à un autre au moindre heurt. Jusqu’en 50Av.J.C. elle s’appelle Macaras, puis Bagrada jusqu’au XIIè siècle, après les Arabes l’appellent Méjréda. Médjérda est une prononciation française.
    On trouve des moulins hydrauliques à Castra Cornélia au pied du promontoire, à Jedéïda, à Tebourba, à Mejez El Beb etc… Ces moulins moulent le blé. La farine est mise dans des sacs et exportée à Rome par Porto Farina (Ghar El Meleh actuel). Les Romains ont appelé la Tunisie : « le grenier de Rome ». Ils s’excellent dans la culture du blé et la plantation des oliviers.
    Castra Cornelia avait sa part dans les activités romaines. Son agriculture et son industrie étaient prospères.


    Les Vandales mettent fin à la domination romaine en 429. Ils détruisent et ils saccagent tout ce qu’ils trouvent devant eux. Castra Cornélia n’était pas épargnée de ce malheur. Ses habitants l’ont abandonnée et ils se sont enfuis. Elle est restée déserte à peu prés mille ans.

    En 1608, deux frères Ali et Ramdhan, chassés de leur ville Batalýaws, l’actuelle Badajoz en Andalousie, s’installent sur la partie Est du promontoire. Le Béb El Béled débouche sur une place reservée au marché. A droite de la place les deux frères se donnent chacun à la construction d’une maison, Ali à l’Est et Ramdhan à l’Ouest en élévant la mosquée au milieu par amour de la réligion. Dés lors Castra Cornélia devient Kalaât El Andalous par traduction et substitution : en latin Castra veut dire Kalaât et Cornélia est dérivée de Cornélius, remplacée par El Andalous.
    Des familles, provenant de l’intérieur de la Tunisie, s’installent à l’Ouest de la place du marché. Leurs maisons marquent l’ordre de leur arrivée d’après Haj Meki Boubaker El Andalousi(1885-1975). Il a consacré une bonne partie de sa vie à étudier l’histoire de la ville après 1608…, C’est un chroniqueur ponctuel. Etant expert agricole, il partage les terres entre les héritiers et cela lui a permis de connaître toutes les familles.

    Le plan de la ville est net et à mesure que la population se multiplie, l’agglomération s’étend au pied de la colline dans tous les sens. Quelques familles andalouses ont vendu leurs maisons à d’autres familles et elles se sont installées au bas de la colline. Le mélange des familles commence à se faire et l’on peut penser que toutes les familles de Kalaât El Andalous sont unies par un lien de parenté.

    Durant vingt siècles, la Méjérda charrie des alluvions pendant ses crues et elle comble la plage. La mer récule. De 46Av.J.C. à nos jours, la mer a réculé de 5,5Km. La grande plaine El Hmadha est un don de la Méjerda à kalaât El Andalous. Elle contribue à sa prospérité.
    Les Andalous ont introduit la culture d’irrigation. La production des melons a fait la renommée de la cité : « El Galaoui » est connu à travers le pays, sans parler d’autres fruits : les pommes « Boutabgaya », les prunes, les figues, les olives etc…
    Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, cet immense pays (4 fois la France) détourne la rivière à son interieur. L’Oued n’est plus alimenté que par des barrages. Une faible cascade traverse le lit rétréci et altéré. La force qui faisait reculer la mer est atténuée. La mer reprend le dessus et elle avance sans obstacle vers Kalaât El Andalous.
    Le proverbe : « l’endroit oǔ l’eau stagnait, se recouvre d’eau même après cent ans » "مرقد الماء يرجعله الماء و لو بعد مئة سنة" est mis en évidence. L’échauffement de la terre est aussi pour quelque chose !...La sonnerie d’alarme est déclanchée !...Il faut faire barrage avant la catastrophe !...
    Kalaât El Andalous, insoucieuse continue à s’agrandir. Elle était administrée par un Chékh, devenu Omda en 1968. L’école coranique « El Kouteb » était le seul endroit oǔ on apprenait à lire et à écrire l’Arabe. La France a construit une école franco-arabe en 1917, six ans après, deux élèves réussissent à l’examen de Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires. Dès 1930 Kalaât El Andalous a connu déjà le baccalauréat français. Quant auxdiplômes de l’Université Zeïtouna, ils étaient connus depuis longtemps.
    En 1931 Kalaât El Andalous compte 3735 habitants, parmi eux 37 savent lire et écrire l’Arabe et 17 le Français.
    Après l’indépendance de la Tunisie en 1956, Kalaât El Andalous commence à s’épanouir, il est vrai que quatre de ses enfants sont morts pour la patrie.
    La municipalité ouvre ses portes en 1956. Le nombre des écoles augmente de cinq et en 1982, un grand Lycée ouvre ses salles aux élèves admis à l’examen de 6ème .
    Hommage à ces maîtres normaliens !... ils ont formé toute une série de spécialistes dans tous les domaines.
    Depuis 1981, une délégation vaillante administre la ville qui compte actuellement 15313 habitants.
    Notre charmante ville a une histoire internationale conservée dans toutes les bibliothèques du monde entier. Il convient à ses habitants de créer une entente cordiale entre eux en tenant compte du lien de parenté qui les unit. L’individualisme ne mène à rien.



    Lundi 14 Mai 2007 à 9h 45mn, Le temps est maussade.
     
    houcii و firasc معجبون بهذا.

  2. bilelhamma

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    ;walla rad ayn antom
     
  3. bilelhamma

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    :besmellah1::sleep2:
     
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